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Un architecte recommande l’introduction de la norme BIM

Un architecte recommande l’introduction de la norme BIM

L’introduction de la maquette numérique dans le secteur du bâtiment et son rôle dans la réduction des coûts et la gestion de l’ouvrage ont été présentés hier lors des journées techniques du Salon Batimatec 2016. Intitulé « Building information Modeling (BIM) » où Modélisation des données du bâtiment.

« Ce système consiste a faire des maquettes numériques qui permettent de concevoir des ouvrages, de les réaliser vertueusement et de les visualiser sur 3 D avec la possibilité d’introduire des modifications et des extensions sur maquette avant de les réaliser concrètement sur chantier », a expliqué Abdelkader Boutemadja, architecte et urbaniste, spécialiste en BIM et enseignant à la faculté d’architecture de l’université de Liège.

Citant l’avantage du BIM, le conférencier a affirmé que cette technologie permet de faire des économies substantielles et même d’écourter les délais de réalisation, en évitant au maître d’ouvrage de faire des essais sur chantier, surtout lorsqu’il s’agit de grands ouvrages tels les hôpitaux ou les universités. Cet architecte a fait savoir que la norme BIM a été installée dans les pays asiatiques et que l’Europe leur emboîte le pas.

« L’Union européenne est en train d’inciter les pays de la région à intégrer le BIM dans les marchés publics « , a-t-il affirmé en citant la Grande-Bretagne qui a été pionnière au niveau européen, puis la France, et la Belgique qui essaye de lui emboîter le pas. Concernant l’Algérie, il a estimé qu’elle n’est pas en reste de cette évolution technologique. « Le pays doit introduire le BIM lorsqu’il qu’il lance ou répond aux appels d’offres », a-t-il recommandé. 

Il a admis que l’investissement dans ce système est très lourd, notamment la formation des architectes, la restructuration de leurs bureaux et la création de nouveaux logiciels. Rien que pour la formation, il a lancé le chiffre de 500 000 euros par jour. « Un chiffre faramineux qui fait peur aux bureaux d’architectes », a-t-il reconnu.

Il a souligné toutefois que cette technologie ne concerne pas uniquement les architectes, mais tout le secteur de l’urbanisme. D’où l’intérêt des pouvoirs publics à répandre cette technique pour la substituer d’une manière progressive aux maquettes traditionnelles.

Pour ce faire, il a recommandé d’intégrer l’enseignement de cette technique dans les écoles d’architecture en plus de la formation continue des architectes sur la maquette numérique. Citant une étude réalisée en Belgique, il a fait savoir que 74 % des bureaux d’architectes se sont initiés aux BIM. « Les résultats étaient assez édifiants car cette méthode leur a permis un meilleur suivi du chantier et une meilleure gestion des documents pour établir leur cahier de charges ».

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