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Culture

Un amour de Paris

Un amour de Paris

La formation Dam’nco de Paris, dirigée par le batteur Damien Schmitt, a deux heures durant animé la salle Ibn Zeydoun, à Alger, dans la soirée de ce jeudi 26 janvier, lors d’un concert exceptionnel de musique jazzpop résolument moderne.

Marqué par le talent et la virtuosité des six instrumentistes, qui ont rendu des pièces de grande qualité, travaillées au quart de soupir et à la quadruple croche, ce concert initié par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel sera apprécié par un public nombreux.

Les musiciens de renom, époustouflants de technique et de musicalité, réunis autour d’un répertoire bien ancré dans son époque, ont enflammé la salle. Michael Lecoq et Fred Dupont aux claviers, Michel Alibo à la basse, Yann Negrit à la guitare, Stéphane Edouard à la percussion et le batteur-leader du groupe Damien Schmitt, ont joué des mélodies nirvaniques, reposant sur une harmonisation aux intervalles larges ou dissonants, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Sur des rythmes composés, alternant cadences binaires et ternaires, ils ont exposé toute l’étendue de leurs talents respectifs, dans des titres inspirés par les ambiances des quartiers de Paris, exploitant chaque mesure dans ses moindres espaces mélodiques et valeurs rythmiques.

Les titres From Paris With Love, 18e arrondissement, Tour Eiffel, Catacombes, Barbès, Under the Bridge et French Kiss, montées dans la diversité des styles et variations modales, ont envoûté l’assistance dans un groove qui incite au déhanchement et au surpassement de soi.

Dans des tours d’improvisation individuels, les musiciens ont ébloui les spectateurs, tutoyant les difficultés techniques par des envolées phrastiques endiablées, rendues sur des supports rythmiques irréguliers.

Dans Barbès, pièce brillamment exécutée par Michael Lecoq au synthé-guitare réglé aux sonorités de l’harmonica, le rythme commence d’abord dans la douceur sur une pulsion ternaire en 6/8, puis il passe en valse-jazz (3/4), étape intermédiaire pour préparer le refrain qui interviendra dans une cadence binaire, dans un esprit bien ramené aux intonations élevées.

Le titre Catacombes, annoncé par le son distors de la guitare posée parterre, est rendu dans une mise en scène macabre, où les musiciens aux mines graves cachées par les larges capuches de leurs accoutrements de couleur sombre, sont entrés avec une épée lumineuse, rappelant la série Star-Wars. Damien Schmitt, évoluant également dans des appels-réponses avec ses musiciens, a enchanté l’assistance avec Michel Alibo, Stéphane Edouard, Fred Dupont et Yann Negrit, qui ont également eu à commettre de belles escapades provoquant l’euphorie chez le public.

« Nous sommes ravis de nous retrouver parmi vous ce soir », a lancé Damien Schmitt au public, dans une atmosphère de grands soirs créée également par l’effet de la fumée et la puissance des projecteurs soumis aux filtrages feutrés des gélatines, aux déclinaisons multicolores. 

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