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Nationale

Un acolyte de Houdaifa El-Djound condamné à sept ans de prison

Un acolyte de Houdaifa El-Djound condamné à sept ans de prison

Reconnu coupable d’apologie d’actes de terrorisme et aide logistique aux groupes armés, le nommé Nassah Kheir-Eddine a été condamné hier par le tribunal criminel de Boumerdès.

Le mis en cause déjà condamné par la même peine dans une affaire similaire en 2001, a été arrêté en 2010 suite à une minutieuse enquête de la police militaire, ouverte grâce à des informations parvenues à ses services et faisant état qu’un individu se rendait, durant la période allant de 2008 à 2010, dans la localité de Thénia, à bord d’un véhicule pour rencontrer des terroristes.

Au cours de l’enquête préliminaire sécuritaire, l’inculpé a reconnu avoir fait partie du groupe terroriste qui activait dans la localité de Boumerdès sous les ordres du sanguinaire Abdelmoumen Rachid alias Houdaifa El Djound qui l’a chargé de guetter les déplacements des services de sécurité de lui établir un rapport détaillé sur les barrages fixes dressés par, notamment, les militaires et les gendarmes et de déceler s’il y avait une quelconque défaillance, et ce dans le but de commettre des attentats meurtriers.

Dans le même contexte, l’incriminé a avoué avoir accompli cette mission en informant son ancien voisin du quartier de Baraki que la tâche serait rude d’autant plus que les services de sécurité se postent d’une manière impeccable et qu’une tentative terroriste pourrait coûter cher aux groupes armés.

Il a par ailleurs reconnu avoir approvisionné les groupes armés qui activaient dans la localité de Boumerdès en portables cellulaires (marque Nokia 1200) et en puces non utilisées, et ce pour esquiver à la vigilance des services de sécurité.

Il a en outre avoué avoir acheté des effets vestimentaires et denrées alimentaires sur demande du terroriste « Houdaifa El-Djound », lequel a été abattu par les services de sécurité lors d’une opération militaire dans les monts reliant les wilayas de Boumerdès et de Tizi Ouzou.

Lors de son passage à la barre, l’inculpé a nié tous les faits qui lui ont été reprochés, estimant qu’il n’a rien à voir dans cette affaire, allant jusqu’à accuser les services de la police militaire d’avoir monté une affaire judiciaire de toutes pièces.

Par ailleurs, l’incarcéré a tenu à préciser à la présidente en charge du dossier que les aveux lui ont été soutirés sous la torture et qu’il a été contraint de signer les procès verbaux établis sans pour autant savoir ce qu’ils contenaient Le procureur général a requis huit ans de réclusion criminelle, estimant que toutes les preuves légales et matérielles étaient réunies notamment en ce qui concerne l’intention criminelle : « Il a rejoint les groupes terroristes et était chargé de guetter les barrages fixes. » Il a par ailleurs affirmé que le mis en cause a déjà été condamné en 2001 par le tribunal criminel d’Alger à cinq ans de prison ferme.

Les avocats de la défense ont purement et simplement sollicité l’acquittement de leur client, estimant qu’il n’a rien à voir dans cette affaire et qu’il a été arrêté « arbitrairement » par les services de sécurité. Les avocats comptent introduire un pourvoi en cassation à la chambre criminelle de la Cour suprême pour la révision du procès car ils estiment que la peine prononcée à l’encontre de leur client était trop lourde et que ce dernier méritait de larges circonstances atténuantes. 

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