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UGTA: Salim Labatcha tient la corde du renouveau

UGTA: Salim Labatcha tient la corde du renouveau

C’est désormais officiel. Le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, a décidé ce vendredi de se retirer de la tête de la centrale syndicale après 23 ans de règne absolu. Il céde sa place à Salim Labtacha, un syndicaliste  au long cours qui incarne le renouveau de l’UGTA.
Alors qu’on s’attendait à une guerre de succession, les choses sont allées doucement vers une élection calme et sans éclats. C’est Salim Labatcha qui a tenu  la corde. Il a obtenu les faveurs de la majorité des 800 congressistes, par rapport à l’ex bras droit de Sidi Saïd, Amar Takjout, le puissant patron de la fédération des textiles, qui avait longtemps rêvé de prendre les rênes de la Centrale syndicale.
Acculé depuis des mois pour des raisons strictement organiques, Sidi Saïd s’est retrouvé également dans le collimateur, depuis son alignement sans équivoque avec la « bande » présidentielle et son soutien au fameux cinquième mandat. Avec le début du mouvement de contestation populaire, son pouvoir sur le monde syndical s’est effrité et a fini par s’écrouler. Son parcours depuis l’assassinat d’Abdelhak Benhamouda en janvier 1997 sera très controversé et a soulevé de lourdes critiques, notamment sur la gestion des œuvres sociales des travailleurs et ses négociations avec les différents gouvernements lors des tripartites. Pour beaucoup d’observateurs, il aura été le catalyseur indirect dans la création et l’apparition de plusieurs organisations syndicales autonomes, dans des secteurs même de la Fonction publique, jadis apanage de la seule UGTA. Avec son retrait, c’est une nouvelle ère qui s’annonce pour cette centrale syndicale, appelée maintenant à épouser de nouvelles thèses politiques, sociales et économiques.
Toutefois, Sidi Saïd a appelé hier à Alger à l’union de tous les travailleurs et des syndicalistes pour la préservation de la stabilité et la consécration de l’équité et de la justice sociale.
Intervenant à l’ouverture du 13e congrès, Sidi Saïd a indiqué que “notre devoir a toujours été clair : organiser les énergies en luttant en vue d’avoir l’équité et le progrès”, ajoutant que “nous sommes les soldats de la stabilité sociale”.
Pour lui, tous les travailleurs ont leur place au sein de l’UGTA et doivent la préserver avec une nouvelle ère de “la conviction et de la confiance” qui soient un socle pour l’action “syndicale solidaire, de la justice sociale et de l’équité, dans la sérénité pour la stabilité de notre cher pays”.
Il a relevé que l’UGTA est une “forteresse d’effort, de sacrifice et de dévouement”, soulignant que l’action syndicale doit exprimer des stratégies “claires, réalisables et compréhensibles”, inscrivant ainsi le développement humain et durable comme un axe “permanent”.
Sidi Saïd a appelé à l’union de tous les travailleurs et des syndicalistes, observant que l’action syndicale demande une union “sincère et fraternelle, non point celle que l’on proclame mais celle que l’on pratique”.
Par ailleurs, il a salué le mouvement citoyen “imprégné de patriotisme et de civisme qui ont caractérisé les marches citoyennes, exprimant ainsi légitimement une grande ambition pour une nouvelle ère pour notre pays”.
“Cette exemplarité d’expression populaire pacifique a déjà marqué et marquera l’histoire contemporaine”, a-t-il soutenu.
Pour rappel, les travaux du 13e congrès de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) ont débuté hier à Alger en vue de l’élection de la nouvelle direction de la centrale syndicale.
Il a également indiqué que les assises de ce congrès se tenaient en toute “légalité”, avec la participation de congressistes du tout le territoire national. Des articles de presse ont fait état notamment de la non-obtention de l’autorisation par l’UGTA pour la tenue de ce 13e congrès.
Mohamed K.

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