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Nationale

UGTA Salim Labatcha nouveau SG

UGTA Salim Labatcha nouveau SG

Comme attendu, c’est Salim Labatcha qui est devenu depuis vendredi soir le nouveau secrétaire général (SG) de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), en remplacement d’Abdelmadjid Sidi Saïd.
La deuxième journée du 13e congrès n’aura pas apporté du nouveau, puisque le reste des travaux se sont déroulés à huis clos, excluant ainsi les représentants des médias.
Cette deuxième journée était consacrée notamment à l’élection des instances de l’UGTA. Salim Labatcha succède donc à Sidi Saïd qui s’est retiré de la tête de la Centrale syndicale. Elu à l’unanimité par les 500 délégués représentants des structures de l’Union à travers les wilayas, le désormais SG de l’UGTA aura à assumer pour une durée de 5 ans la mission de défendre les travailleurs.
Informaticien de formation, Labatcha n’est pas un bleu dans le milieu de la centrale. Né en 1967, il était secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de l’agroalimentaire (FNTA) depuis 2011. Il a occupé plusieurs responsabilités syndicales depuis qu’il a débuté son activité syndicale dans les années 1990. Membre du bureau politique du Parti des travailleurs, il a pris la tête du redressement de ce parti, s’opposant ouvertement à la politique de Louisa Hanoune. Son arrivée à la tête de la centrale syndicale vient au moment où le départ de l’ex-SG de l’UGTA était exigé. C’est encore lui qui lança, avec d’autres meneurs, la fronde contre Sidi Saïd.
Avec son intronisation à la tête de la Centrale, cette dernière va certainement changer complétement sa politique. Pour les syndicalistes, comme pour les travailleurs, l’UGTA doit revenir à ses véritables sources, à ses objectifs originaux, qui sont la défense des millions d’ouvriers, malmenés par des années d’ultra libéralisme et de mépris des droits et de la législation.
C’est donc une lourde mission qui attend Labatcha, surtout qu’un vent de changement souffle sur le pays. En effet, l’arrivée d’une « nouvelle tête » à la Centrale syndicale s’inscrit dans les revendications du mouvement populaire qui ne cesse de réclamer un changement radical du système et le départ de toutes les personnes l’ayant incarné. Son premier défi, selon les observateurs, sera la réussite de la prochaine rentrée sociale, qualifiée de décisive. Labatcha aura également la tâche d’assurer et de protéger l’union de tous les travailleurs et défendre leurs intérêts ainsi que l’amélioration des conditions de travail. C’est donc un changement radical qui est attendu du côté de l’UGTA, qui ne se fera qu’avec l’implication de toute les parties.
Cependant, il faudra surveiller de très près la position de l’UGTA lors des prochaines élections présidentielles, pour voir si cette organisation, moins puissante que par le passé, possède encore des voix décisives et qui peuvent peser sur le sort politique du pays.
Hier, après avoir achevé la constitution de la composante de son secrétariat national, le nouveau SG a reconnu que l’UGTA a connu des dérives et subi des pressions, soulignant que l’organisation va revenir à son rôle, le syndicalisme.
S’agissant des membres du Secrétariat national, ces derniers ont été élus hier au terme du treizième congrès.
Les nouveaux membres du secrétariat sont Saqr Slimane, Ahmed Guettiche, Boudjemaâ Belhadj, Madani Mouilah, Rachid Amara, Abdelkader Messous, Mohamed El Houari, Mohamed Djoudi, Boudjmââ boubjima, Hamou Touahria, Adjabi Salah.
Il appartient désormais à Salim Labatcha de répartir les responsabilités entre les membres du nouveau secrétariat dont aucun ne faisait partie de l’ancienne direction. 
Par ailleurs, le sort des unions de wilaya qui ont boycotté ce congrès, à l’instar de celle d’Alger, sera examiné ultérieurement. Selon les statuts de l’UGTA, ces unions risquent l’exclusion.
Lilia Aït Akli

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