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Turquie : Un ex-commandant demande l’asile aux USA

Turquie : Un ex-commandant demande l’asile aux USA

Le commandant, déjà arrêté, fait partie des milliers de militaires, policiers et fonctionnaires devenus les cibles de représailles suite au coup d’Etat échoué en Turquie. L’ex-commandant de la base aérienne turque Incirlik, le général Bekir Ercan Van, avait demandé l’asile politique aux Etats-Unis, mais sa requête a été déclinée, lit-on dans le New York Times citant une source anonyme.

Auparavant, on annonçait que le général avait été accusé de complicité dans l’affaire du coup d’Etat perpétré en Turquie le 15 juillet dernier, et qu’il avait été arrêté. C’est justement depuis la base qu’il avait dirigée que les avions de combat américains s’envolaient pour leurs missions contre le groupe terroriste Etat islamique en Syrie, rappelle le journal.

Auparavant, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, répondant à la demande d’Ankara d’extrader les 8 putschistes ayant participé à la rébellion, avait déclaré que les autorités turques étudieraient les demandes d’asile des rebelles. La chaîne de télévision CNN a annoncé antérieurement que lors du putsch, la base d’Incirlik avait été privée d’électricité et qu’il nétait plus possible ni d’y entrer ni d’en sortir.

D’après le New York Times, le gouvernement turc a interdit aux Etats-Unis et à leurs alliés d’utiliser cette base aérienne. Selon Ankara, la rébellion avortée a fait 290 morts, dont 190 civils et 100 putschistes, ainsi qu’au moins 1.400 blessés.

Les autorités soupçonnent Fethullah Gülen, prêcheur islamique et opposant résidant à Saylorsburg (Pennsylvanie, États-Unis), d’avoir organisé la tentative de coup d’État, mais ce dernier dément son implication.

À l’heure actuelle, les forces de l’ordre ont réussi dans l’ensemble à maîtriser la rébellion, même si la tension persiste dans certains secteurs d’Istanbul et d’Ankara.

Entre-temps, la vague de représailles qui a couvert l’armée, les forces de l’ordre et les administrations régionales en Turquie devient de plus en plus large. 8.000 policiers ont été mis à pied dans l’ensemble de la Turquie, dont Istanbul et la capitale Ankara, du fait de leurs liens présumés avec le putsch manqué de vendredi soir, a déclaré lundi à Reuters un haut responsable turc. 

30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires ont également été limogés. Près de 3.000 militaires et autant de juges et de procureurs ont d’ores et déjà été placés en détention provisoire dans la foulée du putsch avorté.

De plus, 103 généraux et amiraux sont en garde à vue, selon les dernières informations de l’AFP, citant une agence progouvernementale. Près de 9.000 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur turc ont été limogés après la tentative de coup d’Etat manquée, a rapporté lundi l’agence de presse progouvernementale Anadolu. 

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