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Tunisie: Arrestation d’un cadre du Mouvement Ennahda

Tunisie: Arrestation d’un cadre du Mouvement Ennahda

Accusé d’avoir facilité le départ de centaines de jeunes tunisiens vers la Syrie entre 2011 et 2016, Habib Ellouz, dirigeant du mouvement politique tunisien Ennahda a été arrêté le 14 septembre par des éléments de la police anti-terroriste.

Dans un communiqué rendu public, Enahdha a condamné l’interpellation qu’il qualifie “de campagne d’arrestations sans fondements”, ajoutant que le mouvement islamiste fait l’objet d’une “campagne de dénigrement”, tout en menaçant de poursuivre en justice toute partie qui se hasarderait à divulguer le secret de l’instruction.

Ennahdha estime dans son communiqué que “ces campagnes ainsi que ces arrestations sont le moyen trouvé par l’Etat pour faire diversion sur les vrais problèmes du pays.”

Le même jour, les enquêteurs de la brigade centrale de lutte contre le terrorisme ont procédé à l’arrestation de l’ex-directeur de la police des frontières, qui avait été mis à la retraite d’office, Lotfi Seghaïer. Il est accusé d’implication dans l’affaire de l’envoi de jeunes tunisiens vers les zones de conflit.

Le dossier des tunisiens partis de manière organisée dans les zones de conflits notamment vers la Syrie et la Libye à la moitié de la dernière décennie, est au centre de polémique depuis 2017, donnant lieu à l’ouverture d’une enquête parlementaire qui n’avait pas donné lieu à un résultat.

Des sources au sein du ministère tunisien de l’intérieur, un total 2929 terroristes tunisiens se trouvaient dans les zones de conflit durant cette période. En mai 2018, le porte-parole du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Sofiène Sliti avait fait savoir que seulement 160 environ étaient revenus en Tunisie dont la majorité a été incarcérée.

Récemment, le président de la commission nationale de lutte contre le terrorisme, Mokhtar Ben Nasr, avait déclaré que le nombre des terroristes tunisiens de retour des zones de conflit a atteint les 1.000 jusqu’au mois d’octobre 2018.

Selon des données fournies par le ministère de l’Intérieur, 29.450 jeunes ont été interdits de voyager vers les zones de conflit.

Le ministère précise qu’en 2017, plus de 122.000 descentes ont été effectuées et 1.509 personnes recherchées pour des affaires terroristes ont été arrêtées.

Des sources médiatiques locales soutiennent que le ministère tunisien de l’intérieur avait décidé de déterré ce dossier pour poursuivre les responsables de ce trafic dont beaucoup étaient couverts par un parlement sous contrôle par Ennahda.

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