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Nationale

Trump trompe et choque

Trump trompe et choque

Donald Trump a gagné les élections présidentielles américaines et sera bien le 45e président des Etats-Unis, à partir du 20 janvier lors d’une cérémonie nationale d’investiture pour succéder à Barak Obama.

Après plusieurs grands médias américains, l’agence AP ou encore la BBC, l’AFP ont du confirmer la victoire du républicain non sans glisser des passages subjectives, certains médias présentant Trump comme une « menace pour la planète ».

Bien avant que les résultats aient été officialisés, Hillary Clinton avait appelé Donald Trump pour féliciter son rival et reconnaitre sa défaite.

Donald Trump a battu Hillary Clinton en la surpassant dans plusieurs Etats clés : l’Ohio, la Floride, la Caroline du Nord, la Pennsylvanie et le Wisconsin.

Il a également dépassé son adversaire démocrate d’une courte tête dans le Michigan selon Associated Press. L’appel de Clinton à Trump aurait eu lieu peu de temps après l’annonce de sa déroute dans le Wisconsin. Le Washington Post a confirmé l’information.

Les observateurs estiment que c’est un coup dur pour le camp démocratique en général et pour Barack Obama lui même qui, malgré sa popularité et son investissement dans cette campagne, n’a pas réussi à convaincre.

C’est sans doute son bilan, loin des espoirs qu’il avait fait surgir en 2008 qui entrera en ligne de compte pour analyser cette défaite démocrate qui se profile.

Plus de libéralisme économique

Sur l’économie, Donald Trump a promis la baisse générale des impôts, avec l’instauration d’un taux maximum d’imposition sur les revenus passant de 39,6 % à 33 %. Il veut aussi baisse l’impôt sur les sociétés de plus de moitié, pour le passer à 15 % contre 35 %.

Il a mis dans son programme une augmentation du salaire minimum jusqu’à 10 dollars. Il veut le démantèlement de toutes les instances de tutelle de l’Etat sur les banques privées, la suppression de l’impôt sur les successions. Il prône une renégociation de la présence des Etats-Unis au sein de l’OMC.

Ce qui lui colle une étiquette de protectionniste. Sur l’environnement, Donald Trump veut remettre en cause l’engagement des Etats-Unis sur le traité de Paris sur le climat (COP 21) et arrêter les financements publics pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il est pour la relance de la production de charbon et le développement de la fracturation hydraulique.

Dossier syrien : « Je n’aime pas Bachar mais il combat Daech ! » 

C’est sur le dossier syrien que le nouveau président est évidemment le plus attendu. Durant la campagne, le candidat républicain s’était signalé par des positions plutôt favorables au régime Assad, ou du moins à son allié russe, au point de contredire publiquement son colistier, Mike Pence, qui avait appelé à « l’usage de la force militaire » contre la République arabe syrienne.

« Je n’aime pas Assad. Mais Assad fait la guerre à l’Etat islamique. La Russie fait la guerre à l’Etat islamique. 

Et l’Iran fait la guerre à l’Etat islamique », avait déclaré M. Trump, lors du second débat télévisé avec Hillary Clinton, avant de moquer l’intention de son adversaire, en cas de victoire, d’accroître le soutien de Washington à l’opposition syrienne : « Elle veut se battre pour les rebelles. Il y a seulement un problème. On ne sait même pas qui sont les rebelles. »

Tel Aviv : « Trump est notre ami »

Pour Israël, Trump enterre « l’idée d’un Etat palestinien ». « La victoire de Trump offre à Israël la chance de renoncer immédiatement à l’idée de création d’un Etat palestinien », a estimé Naftali Bennett, ministre israélien de l’Education et chef de file du lobby colon. « Telle est la position du président élu » Donald Trump et « telle devrait être notre politique, tout simplement (…) L’époque de l’Etat palestinien est révolue », a-t-il ajouté. 

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