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Monde

Trump et l’Iran: De la «libération » à la terre brûlée

Trump et l’Iran: De la «libération » à la terre brûlée

En ordonnant le bombardement des ponts stratégiques et des infrastructures vitales de l’Iran, le président américain Donald Trump a fait tomber le masque de la « libération » pour révéler une volonté de destruction systématique. Prétendre vouloir un avenir meilleur pour les Iraniens tout en pulvérisant leurs hôpitaux, leurs universités et leurs écoles est une aberration qui ne trompe désormais plus personne.

La rhétorique de la Maison-Blanche a franchi un nouveau seuil de violence lors de l’allocution nationale du 1er avril. S’adressant au pays depuis le Cross Hall, Donald Trump a ouvertement assumé sa stratégie de dévastation.
« Au cours des deux ou trois prochaines semaines, nous allons les frapper extrêmement fort. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, là où est leur place », a-t-il dit sans la moindre retenue.

En ciblant des édifices dont certains sont plus anciens que le régime actuel, l’homme d’affaires devenu président ne s’attaque pas à une idéologie politique, mais à l’héritage millénaire d’un peuple. Cette stratégie de la terre brûlée démontre que sa cible réelle n’est pas le sommet de l’État, mais la population elle-même.

En frappant les structures civiles, il prive les citoyens de leurs moyens de survie élémentaires. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a immédiatement réagi à ces menaces. « Attaquer nos infrastructures vitales et nos installations industrielles revient à viser directement le peuple. C’est un crime de guerre flagrant qui ne restera pas sans réponse », a-t-il lancé à l’endroit du « civilisé » de la Maison Blanche.

Cet acharnement contre le patrimoine et le quotidien des Iraniens suggère une motivation ancrée dans une hostilité profonde envers une nation qui refuse de se soumettre à sa volonté et au diktat de ses complices sionistes. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a d’ailleurs qualifié ces frappes, notamment celles visant les ponts de Karaj, de preuve de « l’effondrement moral » de Washington.

Cette offensive a provoqué une onde de choc immédiate auprès des autres puissances mondiales, brisant le consensus diplomatique.

La Russie a dénoncé avec une virulence rare ce qu’elle qualifie de « terrorisme d’État ». Pour le Kremlin, cette volonté de ramener une nation à « l’âge de pierre » n’est pas une stratégie militaire, mais un aveu de barbarie. Moscou a averti que piétiner ainsi le droit international pour imposer une hégémonie par le chaos ne ferait qu’accélérer la fin de l’ordre unipolaire américain.

De son côté, la Chine a adopté un ton d’une fermeté glaciale. Pékin, principal partenaire économique de Téhéran, a qualifié les frappes sur les centres d’éducation et de santé de « crimes contre la civilisation ». La diplomatie chinoise a fustigé le « complexe de supériorité colonial » de l’administration Trump, avertissant que toute tentative d’anéantir les capacités industrielles de l’Iran mettait en péril la stabilité énergétique et économique mondiale.

L’histoire retiendra que, sous couvert de « décapiter un régime », le locataire de la Maison-Blanche a sciemment choisi d’anéantir les fondations d’une civilisation. À l’ONU, le Secrétaire général António Guterres a fustigé une escalade qui « sape la paix internationale », tandis que des experts indépendants estiment que l’ambition hérétique de Washington et de convier  l’Iran vers le même sort  que  Gaza.

Ce n’est point l’acte d’un libérateur, mais celui d’un dirigeant dont la fureur destructrice cherche à briser l’âme d’un peuple en effaçant son passé et en compromettant son avenir. Un vœu pieux qui, loin de soumettre la nation perse, ne fera que précipiter son auteur dans les abysses de l’ignominie.



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