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Culture

Tropique du Cancer

Tropique du Cancer

La résidence de création Tropique du Cancer, réunissant des artistes cubains et algériens, est accueillie à Dar Abdellatif à Alger jusqu’au vendredi 25 décembre. Elle sera suivie d’une exposition dont le vernissage aura lieu le lendemain de sa clôture.

Lancée ce dimanche 6 décembre, cette résidence de création sera conclue par une exposition collective, celle de l’ensemble des créations artistiques. Elle sera accessible au large public du dimanche 27 décembre au samedi 16 janvier, à Dar Abdellatif.

Dans un communiqué transmis à notre rédaction, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) précise que Tropique du Cancer est une résidence d’artistes qui a vu le jour en juin 2015 à Cuba, grâce au soutien d’un mécène algérien et d’un collectif d’artistes algériens qui se sont rendus à la Havane en passant par Trinidad à la rencontre d’artistes cubains.

Cette fois, c’est Alger qui accueille les artistes cubains dans le cadre d’une résidence de création à Dar Abdellatif (n.d.l.r, siège de l’AARC) achevant ainsi la collaboration initiée à la Havane ».

L’un des participants, l’artiste peintre, écrivain et journaliste Jaoudet Gassouma rapporte, dans le texte inhérent au communiqué, avoir produit (à Cuba) « une série de dessins accompagnant les photos, il s’agit de onze sensations de portraits, sur du papier kraft grossier, du fusain qui gratte la surface pour inscrire une forme, la correspondance entre Afrique et Amérique apparait dans ces « scarifications » qui laissent percevoir onze squelettes de silhouettes assez joyeuses dans l’ensemble ». Il estime que « Cuba expérience », le lien entre Cuba et Alger, est « un océan qui sépare deux pays rigoureusement proches, et qui se rapprochent par une ligne géographique imaginaire ».

Il affirme aussi que cette expérience est lancée « avec un manifeste entrepris par l’un des amis plasticiens et photographe, Karim Abdesselam, le parcours commun sera riche en évènements, images et sensations fortes qui débouchent sur cette série de travaux et de photos qui restent en évolution ». Cette série de photographies, « Havana Vieja, « accompagne une série de dessins, bruts sur du papier Bifteck, et fusain, pour onze personnages ou sensation de personnages « captés » à Cuba lors d’un séjour entrepris en juin 2015 ».

Aux yeux de l’auteur Djaoudet G., « l’art devient ici un viatique de la compréhension, dépassant les frontières là ou elles se trouvent, mais nous en montrant d’autres aussi…la philosophie de l’échange étant l’antidote de l’incompréhension ». Au sujet de son séjour cubain, il confie que les photos lui « ont ouvert la voie sur un monde insoupçonné de couleurs, Cuba a été malgré la brièveté du séjour une leçon de vie, de labeur et de surpassement quotidien pour aller de l’autre côté du Malecon voir si la vie existait ».

Quant au voyageur qu’est le photographe Karim Abdesselam, il est présenté comme un « traqueur de lumière, il est peut-être ce nomade éclairé qui voit, photographie et restitué avec générosité ses instantanés, fixant pour l’éternité des instants sublimes dans leur fugacité.
Personnage aux regards multiples, il se plait à nous rappeler que les frontières n’existent pas, ou ne devraient pas exister ».

Participent également à cette résidence de fusion entre l’image, les arts plastiques et la littérature, les plasticiens Eduardo Miguel Abela Torras, Rancano Vieites Ernesto Mateo, Souad Douibi, Thilleli Rahmoun, Karim-Nazim Tidafi ; les photographes Barbara Coello, Halim Zenati, Besma Khalfa, Karim Abdesselam et le vidéaste Samir Abchiche sous la direction de la commissaire d’exposition Meriem Ait El Hara (plasticienne), du coordinateur du projet Mohamed Nazim Alem et de l’assistante Bravo Garcia Iona.

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