Troisième titre mondial pour l’Argentine : Messi… enfin !
La star du football argentin Lionel Messi a enfin réalisé, ce dimanche, au stade de Lusail, son rêve de hisser la coupe du monde au terme d’une finale à rebondissements. Les camarades de la «Pulga» ont entamé la finale sur les chapeaux de roues menant 2 buts à 0 à la mi-temps, avant d’être rejoint à deux reprises (2-2) avant la fin des 90minutes et pendant les prolongations (3-3).
La finale a été certainement palpitante mais la coupe a souri enfin à Leo Messi et pour la troisième fois à l’Albicéleste. Ce sacre mondial couronne la carrière exceptionnelle du génie argentin, septuple ballon d’or, qui lui permet d’accéder au panthéon des grandes stars du football mondial à l’image de Maradona, Pelé, ou Zidane.
L’Argentine de Lionel Messi brise le rêve de troisième étoile des Bleus. L’Albiceleste a remporté la Coupe du monde, dimanche 18 décembre, aux tirs au but. Au terme d’une finale épique (3-3), l’équipe de France a cru jusqu’au bout pouvoir garder son titre grâce à un triplé de Kylian Mbappé. A 35 ans, Lionel Messi remporte sa première Coupe du monde.
C’est l’Argentine qui brodera une troisième étoile sur son maillot. L’équipe de France, championne du monde en titre, a été battue par l’Argentine aux tirs au but au terme d’une finale légendaire au stade Lusail de Doha (3-3, 4-2 t.a.b.), dimanche 19 décembre. Avec ce succès, l’Albiceleste ajoute un troisième titre à son palmarès dans la compétition, après 1978 et 1986. Il y a trente-six ans, Diego Maradona avait soulevé le trophée.
À Doha, c’est Lionel Messi qui va l’imiter après avoir longtemps attendu ce moment tandis que les Bleus s’en voudront certainement, après avoir réussi à recoller au score par trois fois grâce à Kylian Mbappé.
En plus d’être en-dedans, les tricolores et Ousmane Dembélé ont décidé se compliquer la tâche, en concédant un quatrième penalty dans cette Coupe du monde depuis les huitièmes de finale.
Pour un gardien comme Hugo Lloris qui n’en arrête presque jamais un – cela s’est une nouvelle fois vérifié lors de la séance de tirs au but -, il a pu paraître désespérant de voir ses coéquipiers en offrir autant aux adversaires. Lionel Messi a alors inscrit son quatrième penalty dans ces buts du stade Lusail, situées à droite de la tribune de presse, de la compétition (23e).
Tétanisés par l’enjeu et la menace de Messi, qui sera certainement nommé meilleur joueur de la compétition, les Bleus n’ont pas fait mieux ensuite. Aucun électrochoc. Pire, ils ont été pris en contre-attaque une dizaine de minutes plus tard, après une subtile déviation de Messi. Mais l’Argentine ne se résume pas qu’à la Pulga et Julian Alvarez, Alexis Mac Allister sur l’action puis Angel Di Maria pour le but l’ont alors prouvé (36e).
Le double changement de Didier Deschamps, juste avant la mi-temps, a intrigué et pris le temps d’infuser pour avoir un impact en toute fin de rencontre. Randal Kolo Muani et Marcus Thuram ont alors apporté de l’impact, tout ce qui manquait aux Bleus. C’est cet impact qui a permis au premier d’aller chercher le penalty de la réduction du score. A alors commencé le show Mbappé.
Introuvable depuis le début de la rencontre, le prodige de Bondy n’a pas tremblé face à Martinez (80e) avant qu’une minute et trente-sept secondes plus tard, il ne fasse définitivement basculer cette finale dans la légende. Un une-deux magnifique avec Thuram, suivi d’une reprise de volée splendide pour le 2-2 (82e). Le cours de la rencontre a alors changé : avec ce genre de scénario, celui qui revient se sent pousser des ailes et les Bleus ont cru aller chercher le 3-2 dans le temps réglementaire.
Mais les Argentins ont connu pareille mésaventure face aux Pays-Bas en quart de finale, avant de s’imposer aux tirs au but, déjà. Mais lors de cette rencontre, ils n’avaient pas vu leurs adversaires revenir une troisième fois dans le match. Ce qu’ont réussi les Bleus, avec un deuxième penalty de Mbappé, meilleur buteur de la compétition avec son triplé du soir et immense dans les moments-clés malgré la défaite (117e). Dix minutes plus tôt, Messi avait réussi le doublé (109e).
L’affaire s’est donc réglée aux tirs au but et Gonzalo Montiel a fait de l’Argentine le vainqueur de cette finale complètement folle. Pour l’Albiceleste, la boucle est bouclée. Elle avait commencé son Mondial ici-même, dans ce stade Lusail, par une défaite contre l’Arabie saoudite. Ce stade a été son antre, « la Bombonera de Doha », et a sacré Messi et sa bande, qui ont su maîtriser au fur et à mesure de la compétition des émotions qui leur portaient préjudice. Avec ce succès, Messi entre au panthéon.