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Nationale

Triste sort pour les retraités algériens établis en France

Triste sort pour les retraités algériens établis en France

Abandonnés à leur sort après avoir été expulsés et évacués de leurs logements situés dans un immeuble au 73, rue du Faubourg Saint-Antoine, à Paris, une trentaine de retraités algériens sont sur le point d’être secourus par une association en l’absence totale de réaction des autorités françaises et algériennes.

Nos retraités devraient être aidés par l’association Algériens des Deux Rives et leurs Amis (ADRA) qui a décidé de mobiliser ses troupes pour leur relogement. Pour ce faire, l’association ADRA compte organiser le 11 juillet prochain un ftour caritatif qui permettra de récolter les fonds nécessaires pour cette opération de relogement.

“Le but premier est d’aider ces personnes qui vivent dans des conditions révoltantes depuis bien trop longtemps sans que personne ne les aide. Ces chibanis vivent encore dans des foyers Adoma, ex-société nationale de construction de logements pour les travailleurs”, indique ADRA dans un communiqué repris par le site d’informations Algérie Focus. D’après la même source, le dîner qui aura lieu le 11 Juillet prochain “sera payant et collecteur pour financer les besoins des chibanis au sein de leur foyer”.

Ainsi, “l’achat d’une place ouvre droit à l’édition d’un reçu fiscal. Le prix du billet est de 120 €, il revient à 40 € après déduction fiscale”, explique ADRA. Le ftour en question se déroulera aux Salons de la Boëtie, 61, rue de la Boëtie 75008 Paris. Ces 33 retraités se retrouvent malmenés à au soir de leur vie alors qu’ils n’aspirent qu’à la paix et à profiter du temps qui leur reste à vivre après avoir servi dans les secteurs les plus durs de l’économie française.

Le drame de ces malheureux est un échantillon de ce qu’endurent nos émigrés qui ont décidé de rester en France après avoir fait valoir leurs droits à la retraite. Leur choix de rester en France n’est pas fait souvent de gaîté de cœur car la plupart se retrouvent déracinés en Algérie et n’ont d’autre alternative que de finir leurs jours dans les foyers de la Sonacotra.

Ce nouveau drame, passé sous silence côté officiel, pose la problématique de la prise en charge de nos ressortissants à l’étranger. Le secrétariat chargé de la communauté nationale établie à l’étranger est dissous. Est-ce qu’on ne veut plus entendre parler de nos émigrés ? La question mérite d’être posée.

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