Tribunal de Sidi M’hamed : Le procès de Tayeb Louh reporté au 7 février  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Tribunal de Sidi M’hamed : Le procès de Tayeb Louh reporté au 7 février 

Tribunal de Sidi M’hamed : Le procès de Tayeb Louh reporté au 7 février 

Le procès tant attendu de l’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, et de l’ancien inspecteur général de la tutelle Tayeb Ben Hachem ainsi que des ex-cadres, dont des magistrats, impliqués pour trafic d’influence, abus d’autorité et ingérence dans le travail des magistrats exerçant à travers les différentes juridictions du pays a été renvoyé au 7 février prochain.

Le lourd dossier de ces ex-cadres de l’Etat a été confié au président du pôle financier et économique du tribunal de Sidi M’hamed, en l’occurrence Kamel Ben Boudiaf, qui a décidé de reporter le procès suite à l’absence des avocats de la défense constitués dans cette affaire, qui est liée à l’acquisition de pas moins de 1 000 bracelets infectés. Par ailleurs, l’ancien premier responsable du secteur de la justice est également impliqué dans une autre affaire relative à la partialité dans la prononciation des jugements.   

Pour rappel, le président du tribunal criminel d’Alger a décidé, en novembre 2021, de déférer le dossier des magistrats soupçonnés de partialité dans les jugements au tribunal correctionnel de Sidi M’hamed. Parmi les juges qui devront comparaître devant le président du tribunal figure notamment la seule femme procureur général, Djamila Zigha, qui a occupé le poste de présidente de la chambre d’accusation de la cour d’Alger avant qu’elle soit promue en qualité de première responsable du parquet général de la cour de Boumerdès en 2014. 

Elle est accusée au même titre que des ex-cadres du ministère de la Justice, dont Hamid Bouhadi, qui se chargeait du département de la communication, et de Mohamed Ben Sedira dans le cadre de l’affaire de Chakib Khelil, où ils ont donné de fermes directives pour libérer un inculpé qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt.

Il convient de signaler que l’ex-ministre de la Justice, Tayeb Louh, poursuivi pour entrave au bon déroulement de la justice, faux en écriture officielle et incitation à la partialité, a écopé d’une peine de 6 ans de prison ferme. Le même accusé a été condamné à une amende de 200 000 DA

L’ancien inspecteur général du même ministère, Tayeb Belhachem, a été condamné à 2 ans de prison ferme et à une amende de 200 000 DA.

Said Bouteflika, frère et conseiller de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, a été également condamné à  2 ans de prison ferme et à une amende de 100 000 DA.

Pour sa part, l’homme d’affaires Ali Haddad a écopé de la même peine. 

Le tribunal a acquitté les autres accusés, à savoir  l’ancien secrétaire général du ministère de la Justice, Zouaoui Laâdjine, les juges Mokhtar Belahrach, Sid Ahmed Samoun et Khaled Bey, ainsi que l’avocat Mustapha Derfouf.

L’ex-candidate aux législatives de mai 2017 pour la circonscription de Ghardaïa, Meriem Benkhalifa, a également été acquittée.

Ces derniers étaient poursuivis pour leurs interventions, sur instructions de l’ancien ministre de la Justice Tayeb Louh, dans la falsification de documents officiels et de jugements.

Parmi les affaires présentées, l’affaire d’annulation du mandat d’arrêt international émis contre l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, ainsi que l’affaire d’intervention, sur ordre du ministre de la Justice Tayeb Louh, en vue de falsifier un procès-verbal.

                         

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