Transports collectifs et accidents de la route : L’hécatombe ! – Le Jeune Indépendant
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Transports collectifs et accidents de la route : L’hécatombe !

Transports collectifs et accidents de la route : L’hécatombe !

Le phénomène des accidents de la route ne cesse de faire des victimes. En dépit d’une série de campagnes de sensibilisation portant sur le respect du code de la route, chaque jour apporte son lot de victimes, des morts et des blessés. Selon les premières constatations, les conducteurs de bus et de transport de voyageurs sont à l’origine de la majorité des accidents.   

On les appelle les « bus tueurs » à cause du nombre important de victimes qu’ils font. En dépit d’une série de campagnes de sensibilisation, le phénomène des accidents ne cesse de faire des victimes. Le conducteur est à 90 % à l’origine de cette hécatombe routière. Tout le monde s’implique. Les services de police, la Gendarmerie nationale, le Centre national de prévention et de sécurité routière sont à cheval. Nombreuses sont les mesures préventives prises par ces derniers pour faire face au phénomène.

Même si c’est encourageant, elles sont insuffisantes vu le nombre important de victimes enregistrées chaque année. Pas un seul jour ne passe sans qu’il n’apporte son lot de victimes en Algérie. Selon le classement du Centre national de prévention et de sécurité routière de l’année 2019, l’Algérie est classée 98e dans le classement mondial des accidents de la circulation routière et à la 42e position au niveau africain. Les conducteurs de bus et de transport de voyageurs sont à l’origine de la majorité des accidents, ce qui explique les multiples campagnes de sensibilisation menées au niveau des gares routières, à travers l’ensemble du territoire national, dans le but de les sensibiliser au respect du code de la route. 

Les campagnes de sensibilisation se multiplient 

Les services de la sûreté de wilaya d’Alger ont élaboré un programme de sensibilisation au profit des conducteurs d’autobus, d’autocars et de différents véhicules durant la dernière semaine du ramadhan passé, a indiqué un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation à la sécurité routière sur « l’impact de la fatigue au volant » au profit des conducteurs de divers véhicules, lancée par la DGSN à l’occasion de la dernière semaine du mois sacré de ramadhan. 

Le lancement de cette campagne, a ajouté la même source, s’est effectué à la gare routière du Caroubier (Alger), où « les chauffeurs de bus de transport (longue et courte distance) et de divers véhicules ont été sensibilisés à la nécessité d’éviter la somnolence et la fatigue au volant et de prendre un repos suffisant, d’éviter les dépassements dangereux, les excès de vitesse, notamment avant l’iftar, de respecter la distance de sécurité et de ne pas utiliser le téléphone portable lors de la conduite ». Selon le même communiqué, l’opération de sensibilisation s’est poursuivie au niveau des barrages de sécurité, des axes routiers, en distribuant des dépliants en rapport avec le sujet en question.

Une autre campagne de sensibilisation a été menée à la gare routière du Caroubier par la DGSN contre les accidents de la route, à l’occasion de la journée d’information et de sensibilisation des conducteurs de transport en commun inter-wilayas, qui coïncide avec le 26 décembre de chaque année, en coordination avec la Délégation nationale de la sécurité routière (DNSR) et les instances compétentes, a précisé un communiqué de la DGSN.

La DGSN a pris part à cette manifestation en exposant, dans son pavillon, du matériel et des appareils modernes de contrôle routier, comme le radar et l’appareil de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI). « Des conseils et des orientations ont été donnés par des cadres relevant des brigades de la sûreté publique au profit des conducteurs des transports en commun inter-wilayas, leur rappelant l’impératif de respecter la vitesse autorisée, d’éviter la surcharge, de procéder au contrôle quotidien du véhicule et de respecter le code de la route », a ajouté la même source.

Les bus font des ravages 

Au mois de juillet 2022, huit personnes ont trouvé la mort dans une collision entre un autobus et une voiture, survenue sur la route nationale n°92 reliant Sidi Bel Abbès à Saïda (400 km à l’ouest d’Alger), a indiqué la Gendarmerie nationale algérienne sur sa page Facebook. L’accident est survenu, a précisé la même source, vers 5h30, près de la commune de Tilmouni, dans la daïra de Mostefa Ben Brahim. 

Il a ainsi précisé que les victimes, âgées entre 17 et 42 ans, « se trouvaient toutes dans la R19 percutée par l’autobus de type Higer, lequel revenait de Hassi Messaoud en direction de Tlemcen ».

Les passagers et le conducteur du véhicule ont trouvé la mort sur place. Les agents de la Protection civile ont été mobilisés pour extraire et transporter les dépouilles à l’hôpital.

Dans une déclaration à une autre chaîne privée, un représentant de la Gendarmerie nationale a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances exactes de ce drame.

Par ailleurs, six personnes ont été tuées et vingt-trois blessées dans un grave accident de la route survenu au mois de mars 2022, impliquant un bus de transport de voyageurs dans l’est du pays, a indiqué un communiqué de la Protection civile. Selon la même source, l’accident s’est produit suite au dérapage d’un bus qui, par la suite, a heurté le mur extérieur d’une usine de verre sur la route nationale n°16 reliant la wilaya de Tébessa à El-Oued.

 « Après avoir été informés, les services de la Protection civile se sont rendus sur les lieux pour secourir les blessés, lesquels ont été transférés aux services des urgences de l’hôpital Youcef Bouterfa de Tébessa. Les corps sans vie des six autres victimes ont été transférés à la morgue de l’hôpital Alia Salah de la même wilaya », a indiqué la même source.

Le 14 septembre 2022, le renversement d’un bus de transport de voyageurs à Alger, qui assure la ligne reliant la banlieue de Réghaïa à Alger-Centre, a fait plus d’une vingtaine de blessés, a indiqué un communiqué de la Protection civile. Selon la même source, l’accident a eu lieu aux alentours de 16h20, au niveau d’El-Mohammadia, près du cimetière de Sidi El-Taib, dans la commune d’El-Harrach, dans la capitale. Le tragique drame a fait 24 blessés, lesquels ont été évacués à l’hôpital.

 

Lourds bilans

Pour rappel, le 20 décembre 2019, vers 20h12, un bus de transport des voyageurs s’est renversé au lieu-dit autoroute Oued Falli RN 12, commune de Tizi Ouzou, causant, selon la cellule de communication de la Direction générale de la Protection civile de la même wilaya la mort de 5 individus et des blessures à 35 autres, dont une dizaine dans un état grave. Selon la même source, les victimes de ce terrible accident sont âgées entre 9 et 45 ans, dont une fillette, et une femme. « Le bus de transport des voyageurs de marque Higer a été endommagé.

Cette opération a suscité l’intervention de neuf équipes d’intervention et la mobilisation de trois camions d’incendie ainsi que six ambulances », a-t-il précisé. Le même responsable a laissé entendre que dans la majorité des accidents de la route, le facteur humain est à l’origine avec un taux de 90 %. Selon les propos d’un riverain, les voyageurs ont participé à un voyage organisé qui devait les emmener d’Alger vers Akfadou. Le bus a emprunté un virage dangereux au niveau d’un pont au lieudit Oued Falli, et comme il n’y avait pas de plaques de signalisation, le bus a dérapé. « La population est intervenue en essayant de dégager les cinq personnes mortes écrasées sous le bus, en attendant l’arrivée de la Protection civile », a-t-il ajouté.

Durant la même année, un bus de supporters du MC Oran (MCO) avait dérapé au lieudit « Les Toumi » (RN12), à une dizaine de kilomètres de Tizi Ouzou, faisant un mort et onze blessés.

Rappelons également le tragique accident de la circulation survenu à Laghouat, le 4 juin 2016, causant la mort de 32 personnes et des blessures à 22 autres. Un autre cas enregistré dont le bus a été à l’origine de l’accident, celui de Ghardaïa. Le bus qui transportait 32 passagers a entraîné la mort d’une mère de famille âgée de 27 ans.

En 2016, un très grave accident de la route est survenu sur la route nationale 60 reliant Médéa à Tissemsilt, à un kilomètre de l’entrée ouest de la commune de Ksar El-Boukhari (Médéa). Le communiqué rendu public par le commandement de la Gendarmerie nationale a avancé la thèse de la défaillance mécanique, qui a affecté le système de freinage, ce qui a fait perdre au conducteur d’un autocar de transport de voyageurs de marque Isuzu, se dirigeant de Boghar vers Ksar El-Boukhari, le contrôle de son moyen de locomotion, lequel s’est renversé. Selon la Protection civile, cet autobus, qui a fini sa course dans un ravin, a causé la mort de sept personnes et des blessures diverses à vingt-neuf autres. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Ksar El-Boukhari.

Tous les moyens ont été déployés pour faire face à l’hécatombe routière. Malheureusement, ce phénomène persiste. Faut-il revoir la stratégie de la sécurité routière ?

 

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