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Nationale

Transparence du scrutin : L’engagement de l’ANIE

Transparence du scrutin : L’engagement de l’ANIE

Le nombre des présidents d’APC refusant l’organisation et l’encadrement de l’élection présidentielle du 12 décembre est « infime ». C’est moins de 5% des P/APC qui ont dénoncé l’organisation de ce scrutin. C’est ce qu’a affirmé ce mardi le vice-président de l’Autorité nationale des élections (ANIE), Abdelhamid Milat qui assure que désormais, ces derniers « n’ont aucune relation avec l’organisation de l’élection » et « n’ont pas le droit d’entraver l’opération électorale ».

L’ANIE minimise donc les effets de l’attitude de ces P/APC qui jouaient auparavant, avec plusieurs services des communes, un rôle important dans la préparation et le déroulement d’une élection. Selon lui, ce ne sont que des « cas isolés » qui ont été « médiatisés » par les réseaux sociaux ! Invitant ces élus à consulter les dispositions de la nouvelle loi relative au régime électoral qui les exempte du moindre rôle dans l’organisation d’un rendez-vous électoral, il les met en garde contre toute attitude et incitation des employés à entraver le déroulement de l’élection présidentielle.

Quoique née et installée dans la précipitation, l’Autorité travaille d’arrache-pied, car l’essentiel est d’élire un président de la République le 12 décembre, a-t-il dit. Alors que l’opération de la révision du fichier électoral à la charge des commissions communales, installées avant même les délégations de wilayas, est en cours, il sera procédé prochainement à l’installation des délégations de l’Autorité au niveau des wilayas. En effet, Milat, qui est intervenu hier au Forum d’El Moudjahid, a fait savoir que l’installation de ces délégués, au nombre de 54, est imminente. « La liste est prête, elle sera dévoilée dans les heures qui viennent », a-t-il précisé, signalant que « cette étape est d’une grande importance car les représentants au niveau de wilayas ont les mêmes prérogatives que le président a au niveau central, d’où la nécessité de choisir les bonnes personnes ». Il a dans ce sens signalé que ces derniers répondent à des critères bien définis et sont issus de divers horizons. Et c’est le président de l’Autorité qui procédera à l’installation de ces délégués dans certaines wilayas du pays (Alger, Constantine, Oran, Ouargla…).

Insistant sur l’indépendance de l’organisation qui n’a rien hérité de l’ex-instance de surveillance des élections, le vice-président de l’ANIE a signalé que l’Autorité collaborera avec l’administration locale sans que cela n’affecte son indépendance.

S’agissant du traitement des dossiers des postulants à la magistrature suprême (101), pour arrêter la liste finale des candidats, il a affirmé que tous les moyens humains et matériels seront mobilisés pour le bon déroulement de l’opération. « L’opération de traitement est de sept jours à compter du dernier délai de dépôt des formulaires de souscription des signatures, soit le 25 octobre », a-t-il précisé. Il est question de recourir aux nouvelles technologies pour l’examen du dossier, notamment pour ce qui est du comptage des formulaires de souscription des signatures individuelles, mais surtout pour détecter des anomalies relatives, notamment, aux doubles signatures. En outre, après le dépôt du dossier de candidature, le candidat qui voit sa candidature rejetée sous un quelconque motif a le droit de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel qui tranchera dans un délai de sept jours. Par ailleurs, l’ANIE, qui ne jure que par la transparence du scrutin du 12 décembre, ne manifeste aucune réserve sur la supervision du vote par des observateurs internationaux. Car, selon Mohamed Bekkat Berkani, membre de l’Autorité, le challenge est d’élire un président de la République qui représentera la majorité des Algériens d’une manière transparente.

Mais la hantise, poursuit-il, c’est le boycott de ce rendez-vous électoral par le peuple, « ce qui peut porter atteinte à la crédibilité du futur Président ». Il a en outre signalé l’existence « d’imperfections organisationnelles », qui ne sont que le résultat du « temps qui presse ». Néanmoins, et pour mener à bien sa mission, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a instruit les membres du gouvernement et les institutions publiques de mettre à la disposition de l’ANIE « tous les moyens », lui permettant l’organisation « dans les meilleures conditions », de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain.

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