Traite des personnes: plaidoyer pour une riposte concertée
la Représentante régionale adjointe de l´ONUDC pour la région Afrique du nord et Moyen-Orient, Mirna Bouhabib, a appelé mardi à soutenir, à travers une action concertée, les victimes de la traite humaine et à garantir leur protection face à ce qu’elle considère comme une « violation indéniable » des droits de l’homme.
S’exprimant à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale contre la traite des personnes elle a qualifié cette pratique de «forme moderne d’esclavage ».
Mme Bouhabib a souligné que la traite des êtres humains prive les personnes qui en sont victimes de leurs droits, anéantit leurs rêves et leur enlève leur dignité, ajoutant qu’il s’agit d’un crime n’épargne aucun pays et qui fait honte à toute l’humanité.
Il est à noter que les femmes et les filles représentent la vaste majorité des victimes détectées de la traite d’êtres humains dans le monde, avec respectivement 49 et 23% des victimes.
Elle a notamment mis en garde, qu’en dépit de la pandémie de Covid-19 et ses conséquences, la traite des personnes pourraient prendre une ampleur inédite au gré des vulnérabilités accrues des victimes les exposants à une exploitation sans aucune pitié de la part des trafiquants.
«L´ONUDC, en tant que garant de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et protocole add. sur la traite se tient à votre entière disposition, très chers partenaires, pour vous soutenir et vous appuyer davantage sur la base de vos besoins et vos priorités nationales », a-t-elle réaffirmé.
Mme BOUHABIB a rappelé que, dans ses efforts de lutte non seulement contre les criminels et pour la protection et l´assistance aux victimes, l´ONUDC a appuyé les actions concrètes du Comité national pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes dans sa mission, sans relâche, partout en Algérie.
Cette action de sensibilisation a été organisée à Alger en concert avec le ministère des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger, et le Comité national pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes en coordination avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Cette initiative visant à sensibiliser la société sur ce fléau qui relève du crime organisé, était notamment l’occasion pour souligner la solidarité de l’Algérie avec les victimes de la traite des personnes, un phénomène transcontinental qui prend de l’ampleur.
La dernière édition du Rapport mondial contre la traite des personnes de l´ONUDC publié en février dernier, révèle que chaque année, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes de la traite des personnes dans leur pays ou à l’étranger. Ce rapport met en lumière un crime qui cible et exploite les personnes vulnérables, appauvries et dans le besoin, et les soumet à des abus, à la tromperie, à la manipulation et souvent à la violence physique.