-- -- -- / -- -- --


Nationale

Tragique renversement d’un bus à Béni Abbès  : L’Etat se mobilise pour les victimes

Tragique renversement d’un bus à Béni Abbès  : L’Etat se mobilise pour les victimes
Toutes les ressources mobilisées.

Chargé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, et le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, ont suivi de près la prise en charge des victimes et l’évaluation de l’ampleur de la tragédie de l’accident suite au renversement d’un bus de voyageurs assurant la liaison Béchar–Tindouf, qui a coûté la vie à 14 personnes et a fait 34 blessés, selon le dernier bilan officiel.

La délégation gouvernementale, dès son arrivée dans la wilaya de Béchar, dans la soirée d’avant-hier, a immédiatement entamé une tournée dans les structures hospitalières où sont admis les blessés. Au nom du gouvernement, MM. Sayoud et Aït Messaoudène ont présenté leurs plus sincères condoléances aux familles endeuillées et ont souhaité un prompt rétablissement à l’ensemble des blessés. Les deux ministres ont également assuré de l’engagement total de l’Etat à mobiliser toutes les ressources nécessaires, qu’il s’agisse de moyens médicaux, psychologiques ou logistiques pour soigner, accompagner et soutenir les personnes touchées.

A l’Etablissement public hospitalier Tourabi-Boudjemâa, les deux ministres ont été informés de l’évolution de l’état de santé des six victimes évacuées dès les premières heures par la Protection civile. Les équipes médicales ont détaillé les protocoles appliqués, les actes chirurgicaux réalisés et les besoins supplémentaires en matériel et en personnel.

Le déplacement s’est poursuivi à l’hôpital militaire régional universitaire Dahmani-Slimane, où sont pris en charge quatre autres blessés, parmi lesquels plusieurs cas graves nécessitant un suivi intensif. La présence conjointe des autorités civiles et militaires a permis une coordination immédiate entre les différents intervenants, notamment dans l’éventualité de transferts supplémentaires vers des structures mieux équipées.

A l’issue de ces visites, M. Sayoud a déclaré que cette mission s’inscrivait dans une instruction directe du chef de l’Etat « afin de s’enquérir de l’état des blessés et suivre les mesures prises pour leur prise en charge ». Soulignant l’importance d’une réaction rapide et rigoureuse dans ce type de situation, le ministre a exprimé une profonde émotion face à la violence du drame, confiant être « sans voix » devant les scènes observées.

Il a également indiqué que selon les premières informations recueillies par les services compétents, l’accident serait dû à un excès de vitesse particulièrement élevé, précisant que « les premiers rapports montrent que le bus roulait à plus de 140 km/h alors qu’il transportait une cinquantaine de passagers ». Il a ajouté que le véhicule s’est renversé dans une zone isolée, dépourvue d’obstacles ou de trafic dense, excluant pour l’heure l’implication d’un autre véhicule.

En outre, le ministre de l’Intérieur a rappelé la volonté ferme du président Tebboune de revoir en profondeur le cadre législatif régissant la sécurité routière. Il a souligné qu’« à la suite du tragique accident survenu à Oued El-Harrach, le chef de l’Etat a instruit le gouvernement d’engager une révision profonde du code de la route, en vue d’en promulguer une nouvelle version ». Il a ajouté que le texte devait être présenté hier, à 14 heures, au Parlement, mais son examen a été finalement reporté, soit pour aujourd’hui, soit pour une date ultérieure. L’objectif est de renforcer la prévention, durcir les sanctions en cas d’infractions graves, améliorer les dispositifs de contrôle, moderniser le parc de transport public et instaurer une culture citoyenne de prudence. Le ministre a, toutefois, tenu à souligner que, malgré les cadres législatifs, « la responsabilité individuelle demeure essentielle ».

 

Prise en charge optimale des rescapés

Le ministre de la Santé a, pour sa part, souligné la rapidité et l’efficacité de l’intervention médicale, affirmant que « la prise en charge est optimale et conforme aux protocoles en vigueur pour ce type d’accidents ». Il a également mis en avant la coordination exemplaire entre médecins, paramédicaux et équipes de la Protection civile, qui ont permis de stabiliser plusieurs blessés grièvement atteints. M. Aït Messaoudène a ajouté que certains patients ont nécessité des transferts urgents vers des structures mieux équipées. Quatre d’entre eux ont été évacués vers Alger par un pont aérien spécial, mobilisé afin de garantir une continuité des soins dans les services spécialisés de traumatologie et de réanimation. M. Aït Messaoudène a également confié aux médias présents que l’un des cas les plus sensibles concerne une enfant ayant perdu son père et sa mère dans l’accident, actuellement suivie par une équipe pluridisciplinaire.

La délégation gouvernementale s’est ensuite dirigée vers la wilaya de Béni Abbès pour s’enquérir de l’état des autres blessés et s’assurer des conditions de prise en charge dans les structures hospitalières locales.  

Par ailleurs, le ministère de la Défense nationale (MDN) a annoncé, dans un communiqué publié hier, l’évacuation en urgence de dix blessés, six militaires et quatre civils, vers l’Hôpital central de l’armée de Aïn Naâdja. Cette opération, réalisée sur instruction du général d’armée, Saïd Chanegriha, s’inscrit dans la mobilisation élargie des moyens militaires en cas d’accidents majeurs.

Pour rappel, l ‘accident s’est produit sur la RN 50 suite au dérapage et au renversement d’un bus de transport de voyageurs assurant la liaison entre Béchar et Tindouf, à 25 km de la région de Boulaadam, commune de Tabelbella, a précisé le commandant de la compagnie de la Gendarmerie nationale de Béni Abbès. Une enquête a été ouverte par les services de la Gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Il convient de noter que le bus assurait la liaison entre Béchar et Tindouf, un trajet long et éprouvant, notamment sur des portions où les conducteurs sont tentés d’accélérer en raison de la faible densité de circulation. Les enquêteurs tentent désormais d’établir si des facteurs supplémentaires (fatigue du conducteur, non-respect des temps de repos, ou défaillance mécanique) ont pu contribuer au drame.

Au-delà de l’urgence, ce drame relance le débat national sur la sécurité routière, les comportements à risque, et la modernisation du transport inter-wilayas. Il rappelle également l’importance d’une prévention renforcée, dans un pays où les accidents de la route continuent de coûter, chaque année, des milliers de vies.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email