Tragédie de Mohammadia : La défaillance des climatiseurs mise en cause
L’enquête de la DGSN lève le voile sur l’origine technique de la tragédie de l’établissement de l’Enfance assistée de Mohammadia. Alors que le pays porte encore le deuil des onze disparus, dont une éducatrice dévouée, l’enquête met en lumière la fragilité des installations face aux aléas climatiques, tout en ouvrant une procédure judiciaire pour établir les responsabilités dans ce drame qui a arraché des vies innocentes à l’affection des leurs.
L’onde de choc provoquée par l’incendie meurtrier survenu à l’établissement de l’Enfance assistée de la commune de Mohammadia, à Alger, ne retombe pas. Ce drame, qui a plongé la nation entière dans une profonde affliction, a laissé derrière lui un bilan humain tragique avec le décès de onze personnes, parmi lesquelles une éducatrice âgée de 52 ans dont le courage et l’engagement ont été cruellement interrompus. Plusieurs autres victimes, dont de nombreux enfants, luttent encore pour leur guérison, sous la vigilance constante des équipes médicales.
Face à l’ampleur de cette catastrophe, les services de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) ont immédiatement déployé leurs experts de la police scientifique ainsi que leurs techniciens spécialisés dans l’analyse des scènes de crime. Ces investigations minutieuses, menées sous une pression émotionnelle intense, ont permis de reconstituer le fil des événements ayant conduit à ce désastre. Les constatations techniques pointent désormais vers une défaillance électrique survenue au premier étage de la structure.
Il ressort des premiers éléments d’enquête que le départ de feu aurait été déclenché par une étincelle émanant d’un climatiseur. Ce dernier, soumis à un fonctionnement ininterrompu afin de pallier les fortes chaleurs enregistrées ces derniers jours, aurait succombé à une surchauffe, provoquant l’embrasement fatal qui s’est propagé avec la rapidité que l’on connaît. Cette origine accidentelle, bien qu’établie par les experts sur le plan technique, n’a pour autant pas clos le dossier judiciaire ouvert par les autorités compétentes.
La DGSN maintient en effet une vigilance accrue, précisant que l’enquête se poursuit afin d’explorer l’ensemble des ramifications du drame et de s’assurer qu’aucune négligence ou manquement aux normes de sécurité ne soit passé sous silence. La rigueur de cette procédure judiciaire vise à apporter toutes les réponses nécessaires aux familles endeuillées et à la société civile, profondément heurtée par cette perte.
Dans ce contexte empreint de solennité, la Direction générale de la Sûreté nationale a tenu à adresser ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, tout en réitérant son soutien total aux rescapés. L’État, à travers ses différents services, demeure mobilisé non seulement pour faire toute la lumière sur les circonstances précises de cet incendie, mais également pour garantir un accompagnement indéfectible aux survivants dans cette épreuve de reconstruction physique et psychologique.