-- -- -- / -- -- --
Nationale

Trafic de drogue : Les juges confirment les peines contre la femme

Trafic de drogue : Les juges confirment les peines contre la femme

Comme il fallait s’y attendre, les juges de la 3e chambre pénale près la cour d’appel d’Alger ont confirmé lundi dernier les peines prononcées contre les mis en cause impliqués dans une affaire de trafic de drogue et contre lesquels le procureur général a requis,
au cours de son réquisitoire, l’aggravation des peines pour possession et tentative de commercialisation de pas moins d’un kilogramme de kif traité.

Le verdict a été accueilli avec étonnement de la part des parents, des proches mais aussi des voisins et amis, notamment des jeunes inculpés. Dans le grand hall du palais de justice sis à El Annassers, ils criaient de toutes leurs forces :

« La principale inculpée est entièrement responsable de la situation dans laquelle se retrouvent toute les familles S et Z « .
Ils clamaient haut et fort que « l’inculpé Z. Bilal n’a rien à voir dans cette affaire.

Il a fait l’objet d’une grave accusation portée à son encontre par la mise en cause alors qu’elle n’a pas dévoilé aux enquêteurs l’endroit où se cache son mari, très connu des services de sécurité, notamment ceux de Bab El Oued et Oued Koriche, en matière de vente illégale de drogue ! « .

Pour rappel, le procureur a estimé au cours de son intervention que les mis en cause formaient une association de malfaiteurs spécialisée dans le trafic de drogue.

Il a par ailleurs estimé que toutes les preuves légales et matérielles relatives à l’accusation sont formelles, notamment en ce qui concerne la principale accusée chez qui d’ailleurs la marchandise prohibée a été découverte et saisie par les enquêteurs.
Le procureur a en outre affirmé aux juges que l’époux de cette

dernière, qui demeure activement recherché, est un récidiviste en matière de commercialisation et est pénalement responsable, d’autant plus que le kif traité était dissimulé dans son réfrigérateur, dans son domicile sis en plein quartier populaire de l’ex-Belcourt et plus précisément au niveau de la Sassetta.

En effet, les juges de la 3e chambre pénale de la cour d’appel d’Alger que préside Sillam Lakhdar ont examiné avant-hier l’affaire de la femme d’un grossiste de drogue et de ses voisins impliqués dans une affaire de trafic de drogue.

Les inculpés qui se sont succédé aux auditions, à l’instar de S. Bilal, Bilal et Mahfoud, ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés au cours de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire, estimant qu’ »ils font l’objet de graves et gratuites accusations portées à leur encontre par la principale inculpée ».

Les tantes des deux inculpés cités précédemment ont, de leur côté, nié toute relation avec la mise en cause qui les a traînés dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin, d’autant plus que c’est une nouvelle voisine qui a loué un appartement mitoyen à leur appartement.

L’inculpée, assistée par Me Bouchachi Mustapha, a tenté de faire croire au président qu’elle ignorait tout de l’introduction de cette marchandise par son mari.

Les avocats de la défense de Bilal Z, Bilal S., Mahfoud G., Hayet S., Fatiha S. et Ahmed S. ont insisté sur la relaxe pure et simple de leurs clients, estimant que ces derniers n’ont rien à voir dans cette affaire.

Quant à l’avocat de la principale inculpée, il a sollicité l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes.
Le procès a été ajourné à plusieurs reprises suite à la demande des avocats de la défense, à leur tête Me Bouchachi Mustapha, lesquels ont sollicité un délai pour pouvoir préparer leurs plaidoiries.

Deux hommes et une femme parmi les inculpés sont incarcérés à l’établissement pénitentiaire d’El Harrach et deux autres femmes ont bénéficié de la liberté provisoire avant d’être blanchies par la présidente du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed pour manque de preuves. Deux hommes demeurent activement recherchés. ils sont poursuivis pour, entre autres, possession et détention de kif traité.

Pour rappel, la présidente de la section des flagrants délits du tribunal de Sidi M’Hamed, Mme Bouhalouane Fatiha, a prononcé lors du premier jugement cinq condamnations allant de sept à quinze ans de prison ferme et trois relaxes dans l’affaire des voisins impliqués dans trafic de drogue.

Les mis en cause ont été arrêtés par des éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey suite à des déclarations faites par la principale inculpée auprès de laquelle les investigateurs ont récupéré plus d’un kilo de kif traité.
La marchandise prohibée a été découverte dissimulée dans le congélateur.

L’inculpée dont l’époux demeure activement recherché, a tout au long de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire déclaré que « la quantité trouvée dans sa maison lui a été remise dans un sachet noir par l’un de ses voisins et qu’elle en ignorait la contenance ! « .

Ses voisins, tous de la même famille, dont trois ont été purement et simplement relaxés pour manque de preuves et deux autres condamnés, dont un par défaut, à sept et quinze ans de prison ferme, ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés estimant qu’ils ont été cités dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin : « Pour esquiver la peine pénale qui pèse sur elle et sur son mari qui demeure activement recherché, elle voulait nous coller une étiquette ! « .
Ils ont tenu à souligner à la présidente qu’ »aucune relation ne nous liait à l’accusée qui veut salir notre image ! ».

Le procureur de la République a requis au cours de son réquisitoire dix ans de prison ferme estimant que toutes les preuves existent, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle de faire circuler cette marchandise. Il convient de signaler que les avocats de la défense ont introduit des pourvois en cassation.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email