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Toutes les maladies cancéreuses prises en charge par l’Etat

Toutes les maladies cancéreuses prises en charge par l’Etat

Le cancer est une maladie qui fait peur, synonyme de condamnation, de mort, de drames et de traitements lourds incluant radiothérapie et chimiothérapie, pourtant avec les progrès scientifiques enregistrés ces dernières années cette maladie ne fait plus autant peur et  peut-être combattue et parfois vaincue.

Il faut dire que la recherche en cancérologie a fait de grands pas et maintenant, par des manipulations génétiques, on parle de faire pousser des organes  à la place d’autres qui ont subi une ablation. L’expérience a été réalisée sur des souris auxquelles on a réussi à faire repousser des dents  après les avoir arrachées ; cela a ouvert d’énormes possibilités qui pourraient être appliquées à l’être humain.

Le ou les cancers pourraient donc être vaincus sous certaines conditions, un grand spécialiste en parle :   « Il n’y a pas un cancer mais plusieurs variétés de cancers, selon l’organe atteint, sa localisation  et son extension, nous dit  un éminent professeur du CAC (Centre Anti-Cancer) d’Annaba qui a requis l’anonymat, le fait de diagnostiquer précocement un cancer augmente l’espoir de guérison parce que la prise en charge de cette maladie  s’appuie sur un diagnostic précis à partir duquel un traitement adapté et efficace est prescrit.

La déclaration de cet  éminent cancérologue redonne espoir aux milliers de malades qu’on dit condamnés et qui refusent parfois de se faire traiter parce que croyant que cela ne sert plus à rien.  Pourtant si le cancer est parfaitement diagnostiqué, identifié assez tôt et ses dimensions  localisées, le traitement ne peut être que bénéfique et donne des résultats très satisfaisants. 3000 nouveaux malades souffrant de cette pathologie  se font traiter chaque année  au niveau du  CAC de Annaba ; ils viennent de Skikda, Guelma, Souk-Ahras, Tébessa, El Oued et même de la lointaine Illizi.

Leur prise en charge se fait en plusieurs étapes depuis le diagnostic jusqu’au traitement qui peut s’étaler dans le temps selon les cas, type de cancer, l’organe atteint, sa taille et le protocole arrêté par l’équipe médicale concernée. « La première phase, nous déclare le professeur, est le diagnostic qui doit être parfait, l’organe atteint est identifié, les dimensions limitées et à partir de là, c’est tout le processus de prise en charge qui se déclenche. » Le Professeur  poursuivra en disant qu’il y a au moins 7 à 9 médecins autour d’un même dossier «  La réunion de consensus pluridisciplinaire (RCP) est la meilleure approche possible, c’est un dossier unique auquel s’attelle toute une équipe de médecins chacun dans sa spécialité pour déterminer un protocole personnalisé pour le malade  et donc le meilleur traitement et le plus efficace pour le type de cancer identifié, c’est une approche moderne qui a fait ses preuves. » déclare-t-il.  Il s’agit pour toute l’équipe d’accompagner le patient dans les meilleures conditions afin que le traitement prescrit aboutisse aux résultats escomptés.

Selon notre interlocuteur, la chirurgie  quand c’est possible, reste le meilleur traitement puisqu’on procède à l’ablation des parties atteintes et le problème est réglé mais ce n’est pas hélas toujours le cas et on a recours à d’autres thérapies lourdes et qui durent dans le temps. Actuellement les malades se font traiter au niveau du CAC et bénéficient de toutes les techniques et moyens disponibles pour avoir la meilleure prise en charge possible. Les bâtiments du CAC, toujours flambant neuf, se trouvent à l’intérieur du CHU Ibn Rochd  « Pour des raisons pratiques, nous avons préféré implanter le CAC au sein du CHU, ceci dans le but d’optimiser la prise en charge du malade.

Le patient bénéficiera du soutien de l’ensemble des laboratoires d’analyses qui existent déjà, d’un personnel qualifié et expérimenté et du soutien logistique nécessaire, administration, services économiques, cuisine et autres et puis c’est aussi par souci d’économie, c’est un gain de temps et d’argent. Au lieu de transporter le malade, de transférer son dossier, de convoquer toute une équipe médicale et construire de nouveaux laboratoires pour toutes les analyses qui devront se faire, nous avons opté pour la solution la plus adéquate à même d’épargner au patient tous ces tracas, tout se fera sur place pour son plus grand bien », explique notre interlocuteur.

Le centre anticancéreux compte plus de 150 lits et esy doté de 4 sous-unités, oncologie médicale, radiothérapie externe transcutanée, radiothérapie métabolique (médecine nucléaire radio isotopes) et curiethérapie (élément radio implanté pour détruire de l’intérieur le cancer). A la question su  la disponibilité des médicaments nécessaires au traitement des différents types de cancer, le Professeur nous répondra que le problème ne se pose pas, les équipes médicales sont parfaitement au courant de cette disponibilité et si par hasard un médicament manque, ils le remplaceront par un autre tout aussi efficace, ce sont eux qui prescrivent et ils savent ce qui convient le mieux à leur patient. « Pour vous donner une idée sur les dépenses consenties en matière de médicaments, je peux vous dire que les sommes allouées pour l’acquisition des médicaments en 2018  sont deux  fois et demi supérieures au budget global  du CHU dans son ensemble.

Toutes les dépenses anti-cancer sont  totalement pris en charge par l’Etat, n’importe quel algérien atteint de cette maladie peut se faire soigner gratuitement au niveau de n’importe quel centre sur le territoire national, chose qui n’existe pas dans d’autres pays où des cancéreux meurent faute de prise en charge. »  Concernant l’augmentation du nombre de cas de cancers ces dernières années dans la wilaya de Annaba et la région Est, le Professeur nous a affirmé que cela est du au fait que les moyens et techniques d’exploration se sont  développés en plus du fait qu’il y a un début de vieillissement de la population, les risques de cancer augmentant avec l’âge. « Il y a actuellement un programme national de prise en charge du cancer, nous dit-il, 5  centres anticancéreux sont implantés à l’Est, il y a celui de Sétif, Ouargla, Annaba, Constantine et Batna ; 20 autres seront construits, cela favorisera la recherche sur cette maladie, des équipes travailleront ensemble avec des moyens sophistiqués. » Parlant des cancers d’une manière générale, le professeur abordera la question de la prévention de ce type de maladie, il dira qu’il y a des cancers « évitables tels que celui du larynx qui est provoqué par le tabac, le non fumeur présente un risque très infime par rapport à l’adepte du tabagisme et donc pour se préserver de certains cancers, il faudra réduire les facteurs de risque», conclut-il.

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