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Nationale

Toufik sera-t-il poussé vers la sortie ?

Toufik sera-t-il poussé vers la sortie ?

Les changements opérés au sein des principales structures de sécurité ne sont pas terminés. Ainsi on suppute d’ores et déjà le nom du successeur du patron du DRS, Mohamed Mediene alias Toufik. A la tête des services depuis 1990, le tout-puissant général-major Mediene devrait être poussé vers la retraite ces jours-ci.

Il sera remplacé, selon toute vraisemblance, par le général-major Mohamed Bouzit dit Youcef. Mis au-devant de la scène par les récents changements au sein du DRS, ce général occupe la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE).Le général Youcef a de tout temps exercé dans la sécurité de l’armée.

Sa longue expérience et son parcours prestigieux font de lui un personnage incontournable dans l’architecture du renseignement algérien. Selon plusieurs sources, il fut l’adjoint du défunt général Smaïn Lamari. Il aurait été formé en Chine. 

Le général Bouzit, promu le 5 juillet dernier au grade de général-major, est originaire de Jijel. Agé de 61 ans, diplômé de l’université de Constantine, il a été major de sa promotion à l’Ecole de formation des officiers de réserve (EFOR) de Blida en juillet 1979.

Après des stages de formation au sein des services de renseignement auxquels il a été affecté dès son début de carrière, il occupa diverses fonctions dont celle de directeur régional de la sécurité de l’armée dans la 5e Région militaire (Constantine) avant d’occuper le poste de chef du bureau de la formation et d’exercer à l’inspection générale du DRS.

Le général-major Youcef est le deuxième officier de la promotion de juillet 1979 sortie de l’EFOR à accéder à une aussi haute responsabilité après le général-major Madi Boualem, qui est à la tête de la Direction de la communication et de l’orientation.

Le départ du patron du DRS sera-t-il suivi par celui du président Bouteflika ?

L’Algérie est aujourd’hui considérée comme le pays le plus solide de la région. Au cours de ces dix dernières années, l’armée algérienne, déchargée de la gestion des affaires politiques et sécuritaires, s’est considérablement équipée et professionnalisée. Une génération de quinquagénaires en charge des régions militaires et des principales unités opérationnelles.

Aujourd’hui l’armée est chargée de sécuriser les frontières, de parer à toute intrusion des groupes terroristes, de protéger le territoire national. Une armée républicaine qui veille avant tout à la défense des intérêts supérieurs de la nation.

Et cela passe par une neutralité affichée sur le plan politique. C’est la première étape d’une normalisation, qui devrait se prolonger par un processus de légitimation des institutions au regard des défis sécuritaires et économiques qui se profilent à l’horizon.

On parle de négociations au sommet de l’Etat et d’annonces majeures sur le départ du président Bouteflika. La fin prévisible de l’ère Bouteflika annonce-t-elle des changements politiques ? Si son état de santé l’empêche de poursuivre son quatrième mandat, qui doit aller jusqu’en 2019, les grandes manœuvres pour sa succession ont bel et bien commencé.

La reconduction du SG du FLN Amar Saâdani à son poste, et le retour de l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, conseiller spécial du président Bouteflika, à la tête du RND n’est pas fortuit.
Le message du clan présidentiel est clair : on s’occupe d’abord de nos alliés, nos deux principaux appuis, dans l’éventualité d’une élection anticipée.

Ces deux partis sont fidèles à Bouteflika. Ahmed Ouyahia n’a pas attendu les cloches pour entamer sa campagne en s’attaquant frontalement au Premier ministre Sellal, soupçonné lui aussi de se préparer à cette échéance. Pour sa part, le SG du FLN a été sommé de faire vœu de silence pour quelque temps et de partir loin des soubresauts qui agitent ces jours-ci le sérail.

La présidente du PT Louisa Hanoune, toujours dans le secret des dieux, a lancé récemment un ballon-sonde : une élection présidentielle anticipée est la meilleure façon de clore définitivement cette phase de transition. C’est cette transition, rendue plus ardue encore par le vide politique prévalant dans le pays, qui reste le seul enjeu de l’après Bouteflika. Et il est vital pour l’Algérie.

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