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Nationale

Touati jette le doute sur l’initiative du FFS

Touati jette le doute sur l’initiative du FFS

Et si Aït Ahmed n’était pas d’accord avec l’initiative de son parti, le FFS ? A-t-il été consulté ? Aurait-il donné son aval à cette démarche qui a déclenché une forte polémique au sein de la mouvance de l’opposition ?

C’est en tout cas l’idée que suggère ouvertement le président du parti du Front national algérien (FNA). Dans un entretien accordé à un quotidien arabophone, Moussa Touati estime que le « FFS a dévié de ses principes et qu’il veut se rapprocher des sphères du pouvoir », et ce depuis que son chef charismatique Aït Ahmed a décidé de prendre sa retraite politique. Touati enchaîna en affirmant qu’il est « sûr que Aït Ahmed n’approuve point le projet que propose actuellement la direction du FFS ».

C’est la seconde fois que ce genre de propos est relevé chez la classe politique. En effet, il y a peu un autre homme politique pensait que Da l’Ho était soit malade, soit complètement déconnecté de la réalité politique algérienne.

Dans le même sillage des critiques et autres suppositions, un ancien dirigeant du parti FFS pense que Aït Ahmed est « mal entouré » ou « mal conseillé », et qu’il a perdu de sa capacité de synthèse et d’analyse de la situation politique ainsi que des rapports qui existent au sein des différents pôles qui partagent le pouvoir en Algérie.

Autant de paroles et d’affirmations qui mettent à mal le projet de la tenue d’une conférence nationale sur le consensus, que la direction nationale du FFS tente de concrétiser avant la fin de cette année. Des paroles qui jettent un « petit » discrédit sur l’actuel état major du parti, voire des doutes sur les vraies intentions stratégiques du FFS. Car, il est presque logique que des analystes ne soient point convaincus de cette démarche, non pas dans son contenu ou son programme, mais dans son timing. Un timing qui cadre mal ou malencontreusement avec celui de la Coordination nationale des libertés et de la transition démocratique.

Pourtant, on explique mal le pourquoi de ce « parallélisme », alors que le FFS disait, avant la présidentielle, préparer une autre vision et avoir ses propres vues sur la « crise nationale ». C’est d’ailleurs cette position qui explique son silence sur la présidentielle. Mais celui-ci persista dans son attentisme alors que la CNLTD accélérait dans la cadence et imprimait un autre rythme dans le débat politique dès le mois de juin dernier.

Le retard de la proposition du FFS vient comme un cheveu sur la soupe du CNLTD et comme une bouée de sauvetage pour les partisans du pouvoir. Et c’est bien normal que, maintenant, des chefs politiques poussent le bouchon assez loin en suggérant, voire en affirmant, que le chef historique du FFS n’est pas d’accord avec cette initiative, pour ne pas dire est écarté du pouvoir décisionnel de son vieux parti.

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