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Nationale

Tomate industrielle à Annaba : 1,2 million de quintaux seront produits en 2021

Tomate industrielle à Annaba : 1,2 million de quintaux seront produits en 2021

Annaba retrousse ses manches et pense à l’exportation. Après une période de vaches maigres, qui a duré plus d’une dizaine d’années, Annaba renoue avec la production de la tomate industrielle et peut retrouver enfin son aura passé.

En effet, avec 2 362 hectares affectés à la culture de la tomate dans la région d’Annaba, on s’attend cette année à une production de 1,2 million de quintaux de tomate. Une production qui, chaque année, connaît une amélioration au vu des mesures prises par l’Etat pour ressusciter cette filière sinistrée.

Des mesures qui ont trait à des subventions et à des aides sous différentes formes, aussi bien au profit du producteur que celui du transformateur. Sur la superficie exploitée, on s’attend à un rendement de 600 à 800 quintaux par hectare. Durant la campagne précédente, avec une exploitation de 2 261 hectares, il a été produit 79 000 tonnes de double concentré de tomate.

Cela reste très insuffisant et en deçà des besoins du marché national et qui sont de l’ordre de 120 000 tonnes. Pour l’année 2021, l’ensemble des industriels de l’est du pays (Skikda, El-Tarf, Guelma et Annaba) se sont mis en accord pour exporter en Libye particulièrement mais aussi aux pays africains.

Les producteurs de la filière s’attendent à ce que la production aille crescendo pour atteindre les objectifs fixés par les contrats de performance de chaque wilaya. A la Direction des services agricoles (DSA) d’Annaba, on se dit satisfait des prévisions de production annoncées et l’on espère voir revenir à la filière les agriculteurs qui s’étaient convertis à d’autres cultures. Cet optimisme obéit aux aides de l’Etat, qui se font à travers les subventions accordées aux uns et aux autres, ainsi qu’aux encouragements de l’Etat en vue de l’exportation.

En amont, pour cette année, tout a été fait pour remettre au travail des milliers d’ouvriers agricoles qui, il faut le signaler, réussissent et vont parfois jusqu’à dépasser les objectifs fixés parce que suivis et soutenus par les ingénieurs et techniciens agronomes détachés par les DSA. Les conserveries, outils d’une véritable économie nationale, ont toujours manifesté leur volonté de produire plus avec un produit bio et un label typiquement algérien.

Aujourd’hui, le secteur de la tomate industrielle ne craint pas que la production de l’année ne trouve pas preneur et soit déversée, comme cela a été fait par le passé, sur les routes nationales ou dans les oueds. La totalité des conserveries sont en bonne relation avec les banques ; elles peuvent même obtenir des crédits. Mais aucun industriel du secteur de la tomate industrielle n’en veut tant la situation financière est largement contrôlée.

Avec l’exportation de la tomate industrielle, premier produit hors hydrocarbures qui sera exporté massivement, il est certain que l’économie algérienne, malade, aura sa bouffée d’oxygène.

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