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TNP : l’axe Alger-Washington

TNP : l’axe Alger-Washington

L’émissaire spécial du président américain Barack Obama, chargé de la non-prolifération nucléaire, Adam Sheinman est attendu à Alger dans le cadre d’une tournée qui le conduira aussi à Copenhague (Danemark), Oslo (Norvège), Moscou (Russie) et Genève (Suisse) du 17 au 24 novembre, a annoncé lundi le département d’Etat américain.

L’émissaire américain devrait s’entretenir avec les responsables algériens sur les avancées enregistrées en matière de non-prolifération, du programme de désarmement initié par le président Obama et d’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Les consultations avec les responsables algériens entrent dans le cadre de la préparation de la prochaine conférence d’examen du Traité de non – prolifération nucléaire (TNP).

Sur le plan diplomatique, le TNP constitue un cheval de bataille lorsqu’il s’agit de désarmement et de non-prolifération nucléaires. Entré en vigueur en 1970, le TNP est le seul traité international qui interdit la prolifération des armes nucléaires et en vertu duquel les cinq États dotés d’armes nucléaires (EDAN) – les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et la Chine – se sont engagés dans un programme de désarmement nucléaire. Le TNP, ratifié par 189 pays, est l’un des traités les plus soutenus dans l’histoire. Israël, l’Inde et le Pakistan sont les seuls pays à ne pas y avoir encore adhéré.

L’Algérie est perçue par Washington en tant que grand défenseur de l’application de l’article VI du TNP et a fait part de sa déception de la non-adhésion de plusieurs pays dont Israël. Toutefois, pour l’administration américaine, l’Algérie et les Etats-Unis sont sur la même longueur d’onde s’agissant du renforcement du TNP qui inclut, pour les deux partis, la non-prolifération nucléaire, le désarmement et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Washington et Alger tableraient sur ces trois axes lors de la conférence d’examen, selon le département d’Etat.

La conférence de révision ambitionne de renforcer le rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), particulièrement dans le domaine de l’utilisation du nucléaire civil à des fins pacifiques. Deux pays seraient au cœur de la démarche américaine, à savoir l’Iran et la Corée du Nord, tandis que l’Algérie projette de brandir le cas d’Israël dont l’arsenal nucléaire constitue pour elle l’un des facteurs d’instabilité au Moyen-Orient. Washington et Alger demeurent inconciliables s’agissant d’Israël.
En outre, Washington soutient le programme du nucléaire civil de l’Algérie qui dispose de deux réacteurs expérimentaux à Draria et Aïn Oussera.

Elle projette d’acquérir en 2020 une première centrale nucléaire et compte en acheter une tous les cinq ans.
Pour préparer l’après-pétrole, l’Algérie a conclu des accords de coopération dans le nucléaire civil avec l’Argentine, la France, la Chine et les Etats-Unis. Alger a signé, en juin 2007, un accord de coopération nucléaire civil avec Washington, principalement dans la recherche scientifique.

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