-- -- -- / -- -- --
Nationale

Tizi Ouzou : Un patient dans la tourmente

Tizi Ouzou : Un patient dans la tourmente

La vie d’un patient, issu d’un milieu modeste n’est qu’enfer dans la wilaya de Tizi Ouzou. En effet, dans bon nombre d’hôpitaux étatiques de la wilaya, dont le CHU Nedir-Mohamed, il est difficile pour cette catégorie de gens d’espérer jouir d’une opération chirurgicale, même si leur vie en dépend et que le temps leur est compté. C’est le cas du patient Razik Harrouche, âgé de 76 ans et demeurant au village de Redjaouna, dans la commune de Tizi Ouzou.

Ce malheureux septuagénaire issu d’un milieu très modeste et n’ayant donc pas les moyens de se faire soigner dans une clinique privée, s’est fait diagnostiquer le 15 avril dernier, au service d’urologie du CHU Nedir-Mohamed, un adénome de prostate. Son médecin traitant, le Dr M. Mouheb, lui a recommandé de subir une opération chirurgicale au plus tôt. Hélas, cela n’a pu être fait et aujourd’hui encore, Razik Harrouche n’est pas opéré. Il vit au quotidien avec les douleurs que lui cause cette maladie. Quand la douleur atteint le seuil de l’insupportable, il se rend au CHU Nedir-Mohamed pour être soulagé ou tout simplement pour obtenir un rendez-vous pour son opération. Illettré et surtout n’ayant pas de recommandation d’une personne influente, le patient se voit complètement ignoré. On lui répond laconiquement et glacialement : « Ton tour n’est pas arrivé, reviens une autre fois ! ». La mort dans l’âme, le malheureux septuagénaire rentre chez lui. Et pendant plusieurs jours de suite, il supporte stoïquement la douleur insoutenable qui le ronge.

En cette fin d’année 2019, ce malheureux patient ne fait que prier Dieu de dresser sur son chemin un chirurgien pour le débarrasser de son mal. Nous devons noter que ce vieux paysan du village de Redjaouna n’est pas le seul à subir le mépris du personnel du CHU Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou. Beaucoup de malades comme lui sont effectivement délaissés. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, pour bénéficier d’une opération chirurgicale, le patient n’a qu’une seule et unique alternative : s’orienter vers une clinique privée si l’on est capable de faire face financièrement au coût de l’opération ou encore avoir le piston au niveau du CHU Nedir-Mohamed si l’on ne veut pas ou l’on ne peut pas débourser de l’argent.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email