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Nationale

Tizi-Ouzou rend hommage à son enfant

Tizi-Ouzou rend hommage à son enfant

Il y a 57 ans, le 27 décembre 1957, disparaissait l’architecte de la révolution algérienne et du congrès de la Soummam, le chahid Abane Ramdane.

Des festivités commémoratives ont été organisées à l’occasion au niveau de son village natal, à Azouza, son village natale dans la daïra de Larbaâ Nath Iraten, en présence des autorités locales de la wilaya de Tizi-Ouzou, à leur tête le wali, la famille révolutionnaire, le mouvement associatif et ceux de la commune d’Alger centre, en plus de l’association Mechaâl Echahid.

Des chercheurs et des universitaires spécialisés dans l’histoire ont également été au rendez-vous et ont donné des conférences sur le parcours révolutionnaire de l’homme. La commémoration a été marquée par le dépôt d’une gerbe de fleurs dans la matinée au niveau de la stèle de chouhada au niveau de chef-lieu de la daïra de Larbaâ Nath Iraten, avant d’effectuer une visite dans la maison Abane Ramdane érigée en musée, au niveau du village Azouza.

Des documents, des livres et des archives retraçant le parcours du martyr ont été mis à la disposition des visiteurs. Un recueillement et une deuxième gerbe de fleurs à été déposée au niveau de la stèle qui porte le nom du chahid. Dans l’après-midi, la bibliothèque communale de larbaâ Nath Iraten a abrité la deuxième partie des festivités, à savoir la projection du film de Hacène Outmani intitulé d Argaz A Mmi et réservé à Abane Ramdane.

Deux conférences ont été, cependant, animées par le Dr. Zeghidi de l’université d’Alger et le Pr. Belaïd Abane, membre de la famille du chahid qui est revenu sur les conditions de la mort de ce dernier, survenue à Titouan au Maroc le 27 décembre 1957. Dans ses propos, le Dr. Zeghidi Mohammed Lahcène a expliqué que Abane Ramdane est l’homme qui a réorganisé la révolution et lui a permis de survivre et de se doter d’une force nouvelle pour aller au-delà des contraintes et des difficultés rencontrées à son départ.

« Même en prison, Abane n’est jamais resté les bras croisés. Il a pu arracher des droits aux prisonniers politiques », dira l’intervenant tout en poursuivant que « juste après sa sortie de prison en 1955, cet homme d’exception a pu réunir toutes les personnalités actives de la révolution pour débattre de son avenir et la restructurer ».

En peu de temps, poursuit-il, « il a organisé le congrès de la Soummam et a mis en place toute sa stratégie. Ce congrès est, en effet, le mur qui a protégé la révolution de l’échec et de la rupture des rangs. », poursuit le conférencier tout en ajoutant que son assassinat était un coup fatal pour le mouvement national. 57 ans après sa mort, l’Algérie entière connaît à cet homme son génie et son apport dans le triomphe de la cause nationale et son combat continue à être transmis de génération en génération. 

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