Tizi Ouzou : Rencontre sur la vulgarisation agricole
A l’occasion de la 29e édition de la Journée nationale de vulgarisation agricole, l’espace de l’ITMAS de Boukhalfa a abrité, ce dimanche, une rencontre d’une grande importance puisque les participants ont mis en évidence le principe selon lequel la sécurité alimentaire doit passer inéluctablement par la semence. Présent à ce rendez-vous, le wali, Djillali Doumi, a vivement souligné, à l’issue de son intervention, que « le monde agricole se doit de se doter d’un outil de production performant afin de ne plus dépendre des aléas et du diktat du marché mondial, à commencer par la production des semences et des nombreux intrants nécessaires ».
Selon le wali de Tizi Ouzou, ni les moyens ni les compétences en la matière ne manquent dans la wilaya dès lors que l’université et l’ITMAS offrent une formation de qualité.
« L’Etat ne lésine guère sur les moyens et les compétences pour soutenir le monde agricole », a ajouté Djillali Doumi.
S’adressant aux exposants présents en force, le wali leur a adressé des encouragements, leur demandant de continuer à aller de l’avant, tout en les exhortant à se rappeler leur devoir de fournir davantage d’efforts à l’effet d’optimiser leurs productions.
Le wali a plaidé aussi pour « la complémentarité des wilayas à l’effet, justement, d’ajuster la politique agricole et de créer une dynamique autour de ce monde pour assurer, à juste titre, une sécurité alimentaire ». Cependant, le wali n’a pas manqué de relever « un certain dysfonctionnement dans la prise en charge des exploitations agricoles en apprenant que 86% de ces dernières ne disposent pas de documents justifiant leur activité, ce qui laisse penser que ces exploitants ne peuvent bénéficier d’aucun avantage accordé par l’Etat en termes d’intrants ou de crédits d’exploitation auprès des banques ».
C’est d’ailleurs pourquoi Djillali Doumi a décidé de convoquer à son bureau toutes les parties impliquées dans ce dossier. Par ailleurs, il convient de souligner que le wali, lors de sa visite des stands, a été interpellé par les agriculteurs pour lui signaler leurs difficultés concernant la commercialisation de leurs produits mais aussi concernant leurs soucis liés aux coûts excessifs des produits nécessaires à leur activité.
Notons enfin que cette journée de vulgarisation agricole, comme l’indique son appellation, a été une opportunité certaine pour la communication et l’échange, et ce pour l’ensemble des partenaires impliqués dans le processus du développement agricole. En définitive, les responsables du secteur de l’agriculture ont réellement mis le cap sur le développement agricole. Enfin, il convient de rappeler que l’Algérie dispose d’un peu plus de 8,5 millions d’hectares de terre fertile.