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Nationale

Tizi-Ouzou: Relance des projets hydrauliques à l’arrêt

Tizi-Ouzou: Relance des projets hydrauliques à l’arrêt

Réparation des conduites d’AEP, lancement du projet portant la réalisation des quatre stations d’épuration du barrage de Taksebt, relance des travaux de réalisation des barrages de Sidi-Khlifa (Azffoun) et Souk N’Tetha (Tadmaït), lancement du projet de réalisation de la station de dessalement d’eau de mer de Tamda Ouguemoun dans la commune d’Iflissen, telles sont les principales décisions arrêtées, ce lundi, à l’occasion de la réunion qui s’est tenue au siège de la wilaya. 

Cette réunion a regroupé le wali, les directeur de la Ressource en eau de la wilaya, la directrice de l’ADE et les membres d’une délégation interministérielle.

Dans ce contexte précis, il faut rappeler que les projets concernés par ces décisions en question ont subi des retards considérables pour des raisons diverses. Concernant le projet de réalisation du barrage de Sidi-Khelifa (Azeffoun), son coup d’envoi a eu lieu en 2018. Ce projet de barrage d’une capacité de 22 millions de M3 et dont le montant du marché est de 8, 4 milliards DA, fut confié à l’entreprise ETRHB Haddad. A peine les travaux entamés, voilà qu’ils sont interrompus. Et pour cause : les familles expropriées n’ont pas été indemnisées d’où leur opposition farouche à la poursuite des travaux.

La portée de ce barrage de Sidi-Khelifa est loin d’être des moindres, puisqu’il devrait alimenter pas moins de 286 villages répartis à travers 18 communes.

Le barrage de Souk N’tlatha est aussi d’une importance capitale en matière de ressources en eau. Une fois terminé, il devra alimenter six communes de la wilaya de Tizi-Ouzou et le pôle de Oued-Falli, ainsi qu’une partie du territoire de la wilaya de Boumerdès. Il s’agit plus exactement de répondre aux besoins en eau potable de plus de 188 villages et hameaux. Ce barrage en question est d’une capacité de 98 millions de M3. Ce projet de réalisation, qui fut confié à une entreprise turque au cours de l’année 2015, est d’un coût de 17 milliards DA. Mais, à cause des oppositions récurrentes des familles concernées par l’opération d’expropriation, ce projet est à présent à l’arrêt.

Des négociations entre le Collectif des familles expropriées et les pouvoirs publics ont eu lieu à maintes reprises. Sans résultats palpables.

Quant au projet de réalisation de quatre stations d’épuration du barrage de Taksebt, il remonte à l’année 2014, mais suite à la crise financière, il fut frappé de la décision de gel. Il se trouve aussi qu’à cause de l’annulation de ce projet, le barrage de Taksebt subit, depuis de très longues années, le rejet d’eaux usées d’une cinquantaine de villages, implantés à travers cinq communes des environs et se situant en amont du barrage, et ce sans compter les déchets industriels qui y sont déversés. D’ailleurs, au cours de l’année 2018, la pollution du barrage de Taksebt au niveau de sa partie supérieure, soit dans sa partie réceptionnant directement ces eaux usées et les déchets toxiques industriels, a été telle qu’il y a eu provocation de la mort des poissons par milliers.

En définitive, ces décisions arrêtées à l’issue de cette réunion tenue hier à la wilaya sont à saluer. Il reste cependant à veiller au respect strict de leur aspect exécutoire.

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