Tizi Ouzou : Recueillement à la mémoire de Smaïl Yefsah
A l’occasion de la Journée nationale de la presse, les gens du métier de la wilaya de Tizi Ouzou et les autorités locales, à leur tête le secrétaire général de la wilaya, Miloud Fellahi, se sont recueillis, ce samedi, à la mémoire de feu Smaïl Yefsah, journaliste de la télévision, assassiné le 18 octobre 1993 devant son domicile à Alger.
La famille de la presse de Tizi Ouzou a commencé sa manifestation par le dépôt d’une gerbe de fleurs et un recueillement sur la placette de la Liberté de la presse, sise au niveau du boulevard Larbi-Ben M’hidi. En cette occasion, Rachid Hamoutene, journaliste au quotidien national Horizons, a pris la parole. Il a évoqué le contexte de l’assassinat du journaliste. « Une période, a-t-il rappelé, difficile à oublier pour ceux qui l’ont vécue ». Il a ajouté que feu Smaïl Yefsah « avait des idées et était une graine d’espoir pour le pays et sa jeunesse ».
Tout en appelant la jeunesse à « toujours se rappeler de son combat, lui et tous ceux qui ont été assassinés pour que l’Algérie demeure », Rachid Hamoutene, avec une forte émotion, a ajouté que feu Smaïl Yefsah était « de ceux qui ont été tués sans avoir droit à un procès. Il a été tué parce qu’il symbolisait l’espoir et la compétence à un moment où le pays était en proie à une déferlante de l’obscurantisme ».
Il convient de relever qu’après ce recueillement à la place de la Liberté, les manifestants se sont rendus à la Nouvelle-Ville pour assister à la baptisation d’un boulevard au nom de la Journée nationale de la presse. Le boulevard en question, qui se trouve en ligne parallèle avec le boulevard Krim-Belkacem, porte désormais le nom de Boulevard de la presse.
Pour sa part, le secrétaire général de la wilaya a rendu un hommage au journaliste Smaïl Yefsah ainsi qu’à toutes les autres victimes des balles terroristes et de la tragédie nationale qui ont sacrifié leur vie pour le pays.