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Nationale

Tizi Ouzou : propagation des actes de violence et de banditisme

Tizi Ouzou : propagation des actes de violence et de banditisme

La wilaya de Tizi Ouzou a enregistré un regain d’insécurité marqué par une multiplication des actes de violences et de banditisme, suscitant ainsi la peur des citoyens, et ce en dépit de la forte mobilisation des policiers et des gendarmes.

Au cours de la semaine passée, dans l’un des quartiers populaires de la Nouvelle-Ville, deux actes criminels ont provoqué une psychose. Le premier, l’agression au couteau d’une jeune fille par de jeunes individus dans le quartier 600-Logements.

L’agression a eu lieu au niveau de la cage d’escalier du bâtiment K. Il était 18 heures quand la victime a été surprise par ses agresseurs. Après avoir commis leur forfait, les malfrats ont pris la fuite. Au cours de la même semaine, et dans le même quartier, c’est un enfant de six ans qui a failli être kidnappé par un homme de 35 à 40 ans.

Selon les témoignages de certains riverains, le criminel, qui portait un kamis et une djellaba, a abordé l’enfant en essayant de lui remettre une pièce de monnaie et en lui promettant de lui en donner encore plus s’il le suivait. Des témoins ont vu l’homme prendre son téléphone cellulaire et l’ont entendu dire à son interlocuteur : « J’arrive ! »

La personne appelée au téléphone était vraisemblablement son complice. Heureusement que l’enfant, averti, s’est sauvé. Quand l’alerte fut donnée, l’homme, inconnu du quartier, avait disparu. Des recherches ont été effectuées en vue de l’identifier et de le neutraliser, en vain. En revanche, un kidnapping a cette fois eu lieu à Irdjen, dans la daïra de Larbâa Nath Irathen.

Une écolière, qui se trouvait devant son école, a été enlevée par une femme qui conduisait une voiture de marque Peugeot et de type Partner. Selon des témoignages, l’enlèvement de la fillette a eu lieu aux environs de onze heures. Il convient de noter que la violence ne se traduit pas seulement par des agressions purement physiques, mais aussi par des comportements.

L’incivisme règne en effet en maître, notamment chez les jeunes. Il est impossible de flâner dans les ruelles de Tizi Ouzou, pourtant fréquentées, sans entendre des obscénités, alors qu’un tel comportement était inexistant au cours des années antérieures à la décennie 1990. Les raisons de cette situation, qui ne fait honneur à personne, sont multiples.

Les causes endogènes ne peuvent être expliquées que par des sociologues et des psychologues. Quant aux causes exogènes, elles sont claires comme l’eau de roche : la démission parentale, l’échec scolaire à un âge précoce chez l’enfant, le garçon notamment, la drogue et autres produits psychédéliques qui se vendent et se consomment comme des bonbons, et surtout le sentiment d’impunité.

Il ne peut échapper à personne que les mécanismes institutionnels nécessaires à l’acte éducatif ne fonctionnent plus ou ne s’adaptent plus à la réalité du terrain.

Tous les vendredis – et cela n’est qu’un simple exemple –, les imams font des cours d’éducation morale et religieuse. Il se trouve, hélas, que leurs mots sont trop savants pour être compris de tout le monde, notamment des jeunes gens qui ont un réel besoin d’éducation.

A l’école, il n’est question que des mathématiques et de la grammaire. En dernier lieu, une terrible frustration causée par l’étalage d’une richesse matérielle dont seuls certains peuvent jouir, suscitant ainsi la convoitise des délinquants.

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