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Nationale

Tizi Ouzou : Plusieurs centaines de milliers de manifestants dans la rue

Tizi Ouzou : Plusieurs centaines de milliers de manifestants dans la rue

Ni les rigueurs du ramadhan, ni le temps, ni l’entêtement du pouvoir politique en place ne semblent faire fléchir, même d’un iota, la détermination des habitants de la wilaya de Tizi-Ouzou dans leur action révolutionnaire. De fait, ils étaient hier encore, soit au quinzième vendredi consécutif, des centaines de milliers de manifestants des deux sexes, de tous les âges et de tous les milieux sociaux à battre le pavé de la capitale du Djurdjura pour exiger l’instauration d’une deuxième République. Hier, la colère était visible sur tous les visages, colère qui a pour cause la mort tragique du militant des droits de l’homme le Dr Kamel-Eddine Fekhar. Cependant, en dépit de cette colère, les protestataires, n’ont pas perdu leur sang-froid.

En effet, leur marche s’est déroulée pacifiquement. Et comme précédemment, le point de départ a été le portail du campus Hasnaoua et le point d’arrivée la place de l’Olivier. En revanche les slogans, notamment ceux scandés à l’unisson, ont augmenté en nombre et en intensité. En voici certains : « Khlitou l’bled ya ssarrakine ! », « Ulac smah ulac ! », « Ulac l’vote ulac ! », « Libérez l’Algérie ! », « Chaâb yourid yatnahaou gaâ !’, « Pouvoir assassin ! », « Système dégage ! », « Gaïd Salah, dégage ! »et « Mazalagh dhimazighene ! ». S’agissant de slogans sur des banderoles et pancartes, en voici aussi certains parmi les centaines brandis : « La Kabylie salue la mémoire de Kamel-Eddine Fekhar », « Que Kamel-Eddine Fekhar rejoigne la kyrielle des martyrs et que ses geôliers soient sévèrement châtiés ! », « Pas d’élection sans la transition ! », « Libérez les détenus politiques ! », « Généraux, on cédera les milliards de dollars, mais rendez-nous l’Algérie ! », « Les devoirs pour nous et les droits et privilèges pour vos enfants. 57 ans, ça suffit ! ». Sur une pancarte tenue par un enfant pas plus haut que trois pommes, était écrit : « Je veux jouer dans une Algérie libre et démocratique ! ». Notons que plusieurs autres slogans d’une grande symbolique ont été également portés sur des banderoles exhibées. En voici un : « Nous sommes tous sur un même bateau. S’il coule, nous coulerons tous.

Peu importe nos origines, nos langues et nos religions ». Notons enfin que parmi les manifestants venus des villages les plus reculés, ont figuré plusieurs personnalités politiques issues de tous les partis. En définitive, la couleur politique a cédé totalement le pas devant celle du mouvement révolutionnaire né le 22 février 2019.

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