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Nationale

Tizi-Ouzou : L’hôpital « Saïd Dehiles » des Ouadhias est sinistré

Tizi-Ouzou : L’hôpital « Saïd Dehiles » des Ouadhias est sinistré

L’hôpital « Saïd Dehiles » des Ouadhias, d’une capacité de 120 lits, est sinistré. Il ne dispose même pas d’une ambulance en bonne état pour évacuer en cas d’urgence un patient vers une autre structure hospitalière. La seule ambulance qu’il possédait est vieille et, par conséquent, tombe souvent en panne. 

Ce constat sur la gestion et le fonctionnement de cet hôpital, entré en opération en 2021, a été établi ce jeudi par l’Exécutif de l’APW de Tizi-Ouzou, à sa tête, Mohamed Klalèche. La visite de l’Exécutif de la première institution élue de la wilaya de Tizi-Ouzou consacrée à cet établissement public hospitalier (EPH) a été décidée suite aux multiples doléances établies par les citoyens de la région des Ouadhias où ils ont fait état de sa situation catastrophique et qui a été, rappelons-le, bel et bien constatée. 

En ce qui concerne la ressource humaine, les besoins réels des médecins spécialistes sont d’au-moins 25 alors qu’ils ne sont que 14 spécialistes qui exercent dans cette structure sanitaire. Les médecins généralistes sont au nombre de huit alors qu’ils doivent être le double ou même le triple pour assurer une réelle prise en charge aux malades.  Les agents de sécurité ne sont qu’au nombre de quatre alors qu’il faudrait au moins une quinzaine. Les femmes de ménage ne sont qu’en nombre de cinq alors que la structure a besoin d’au moins une vingtaine. 

Les blocs opératoires ne fonctionnent pas car ils sont dépourvus d’équipements nécessaires. Même la chirurgie dite d’urgence n’existe pas dans cet hôpital à cause du manque d’équipement.  Le service de maternité fonctionne mais la présence d’un gynécologue fait défaut. Seules les sages-femmes, dont le nombre d’ailleurs est restreint, se démènent pour assister les patientes. Et en cas d’une complication, il faut compter sur une âme charitable possédant un véhicule pour effectuer une évacuation vers une structure, publique ou privée, comptant parmi ses personnels un gynécologue. 

En cas d’un accouchement par césarienne, c’est le même procédé et le même parcours du combattant puisqu’au niveau cet hôpital baptisé au nom du colonel de l’ALN feu Saïd Dehiles, l’on ne peut faire face à ce genre d’intervention faute d’inexistence de médecin spécialisé dans ce genre d’intervention et de matériel adéquat. La cuisine n’est pas opérationnelle. Les repas des malades sont servis à partir de l’hôpital de Boghni. 

Le générateur d’électricité (groupe électrogène) est en panne. A l’issue de la réunion provoquée sur place, et ce dès l’arrivée sur les lieux de l’Exécutif de l’APW, le directeur de la structure hospitalière, M. Abassène, a reconnu les manquements signalés, mais s’est défendu en affirmant qu’en prenant ses fonctions le 25 avril 2022, il avait trouvé la situation détériorée.  Il a aussi indiqué avoir fait un rapport à la tutelle en lui signalant un manquement. 

Le directeur de la santé et de la population (DSP) de la wilaya par intérim, Farid Selmi, a essayé au début de son intervention de mettre en avant le principe selon lequel toute nouvelle structure, hospitalière ou autre, connaît ce genre de situation. 

« Ce n’est qu’avec le temps que ses différents responsables et acteurs établissent un organigramme définissant différents besoins que la structure en question entre dans sa fonctionnalité normale », a-t-il indiqué. 

N’ayant réussi à convaincre personne, Farid Selmi, parfait orateur, a donné une autre orientation à son discours. En effet, il dira qu’un appel d’offres pour l’obtention des équipements médicaux nécessaires a été lancé, mais a été jugé infructueux. 

Concernant le parc, il a assuré que dès que la wilaya de Tizi-Ouzou recevra son lot d’ambulances, c’est l’hôpital des Ouadhias qui sera servi le premier. Concernant les repas des malades, une convention sera signée avec un traitant de Boghni dans les tout prochains jours pour assurer les repas aux patients. Toutefois, jusqu’à maintenant, leurs repas sont servis à partir de l’EPH de Boghni. 

Pour sa part, Mohamed Klalèche a reproché aux responsables concernés deux principales erreurs. La première : lors des deux visites ministérielles, personne n’a signalé un quelconque manquement. La seconde : la commande des équipements n’a pas été faite au bon moment, c’est-à-dire soit avant même la réception de l’hôpital. 

Dans un point de presse qu’il a animera plus tard, plus précisément après avoir déclaré la fin de la réunion et visité bon nombre de services de l’hôpital, le Président de l’APW a déclaré que l’institution qu’il préside n’épargnera aucun effort pour remédier à cette situation « intenable ». « Comme mesure immédiate, a-t-il indiqué, nous veillerons à ce que le CHU Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou prête une ambulance à cet hôpital des Ouadhias en attendant son quota ». 

Mohamed Klalèche a plaidé à ce que les pouvoirs publics répondent le plus tôt possible aux besoins de l’hôpital des Ouadhias tant en besoins matériels qu’en besoin de l’élément humain.

 



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