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Nationale

Tizi-Ouzou : Les projets en retard, casse-tête du wali

Tizi-Ouzou : Les projets en retard, casse-tête du wali

Le wali de Tizi Ouzou Brahim Merred a déclaré, mercredi dernier à la salle des fêtes « El Fourouh » d’Ath-Douala devant un parterre composé des responsables locaux, les représentants de la société civile, les présidents d’associations et les animateurs des comités de villages des communes dépendant des daïras d’Ath-Douala et Maâtkas, qu’il n’est plus question de poursuivre l’ancienne méthode de travail dans le développement de la wilaya de Tizi-Ouzou ni de tolérer des obstacles se dressant contre des projets de développement.

Le discours du wali est venu après l’écoute des doléances des présidents des associations, des représentants de la société civile et les animateurs des comités de villages, lesquelles doléances ont toutes porté sur les besoins les plus primordiaux des populations, à savoir l’eau potable, l’assainissement, les routes, les infrastructures de jeunesse, l’Internet, la sécurité, la santé, les écoles.

Le wali entame son intervention par assurer du retour de la sécurité. « Nous veillerons à ce que les gendarmes reviennent ici dans notre wilaya car la sécurité est un droit inaliénable pour chaque citoyen », a-t-il dit.

En ce qui concerne le développement, Brahim Merred a rassuré l’assistance que les projets seront classifiés et sélectionnés par ordre de priorité. Et à l’endroit des projets ayant été frappés du sceau du gel, le premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi-Ouzou a souligné que si vraiment le besoin de leur mise à exécution se fait sentir, une demande sera introduite auprès de l’autorité concernée pour ordonner leur dégel.

Poursuivant son intervention sur ce même axe, Brahim Merred a déclaré qu’il sera aussi question de demander une enveloppe financière à l’autorité concernée pour financer un projet jugé indispensable au bénéfice d’une telle ou telle commune.

Abordant ensuite la question portant sur les « inégalités » entre les villages, les localités et les communes en matière de jouissance d’infrastructures publiques et de richesses comme la distribution de l’eau potable, le gaz naturel, les installations des réseaux d’assainissement, le wali a déclaré que « cela n’est pas juste » et, par conséquent, dorénavant, il sera question d’un réel équilibre dans la distribution des richesses.

Terminer sans délais les projets en retard

Il n’en demeure pas moins, cependant, qu’il n’est pas rare que c’est la vétusté des réseaux de distribution qui soit à l’origine des malheurs des citoyens. C’est pourquoi, il a insisté à ce que ces réseaux en question soient constamment en bon état.

Evoquant enfin la délicate question des retards dans l’exécution des projets, Brahim Merred, contrairement à ce que pressentait l’assistance comme réponse, n’est pas allé chercher ses origines dans les profondes et lointaines méandres et alias de notre époque.

« C’est le choix des entreprises de réalisation qui est mal fait », a déclaré avec véhémence le premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi-Ouzou avant d’expliciter aussitôt ce mauvais choix.

« Le mal ne réside pas dans la performance de l’entreprise proprement dite, mais dans la surcharge de ses programmes ! », tel est le constat de Merred. « Depuis mon arrivée à la tête de cette wilaya, au mois d’août dernier, pas moins de 10.000 foyers sont alimentés en gaz naturel ».

Comme solution contre le retard dans l’exécution des projets, le successeur d’Abdelkader prône les choix des entreprises non seulement aux qualifications avérées, mais aussi n’ayant pas des contrats dépassant ses limites exécutoires. Le wali a dénoncé les anciennes formules d’implantation des projets de développement dans les communes où les paramètres de planification et l’aménagement du territoire ne sont jamais pris en considération.

« Il faut considérer une projection à long terme, et dans ce sens, Il faut veiller à ce que les outils et instruments urbanistiques à mobiliser obéissent à la logique du plan de planification et de l’aménagement du territoire », a-t-il martelé.

Quant au segment, et qui n’est pas des moindres, empêchant l’avancée normale des projets de développement dans la wilaya de Tizi-Ouzou, à savoir les oppositions des citoyennes, le wali a été catégorique : « Je ne laisserai personne s’opposer à un projet d’utilité publique ! ».

Par ailleurs, le wali a visité et inspecté respectivement les chantiers portant sur l’extension du siège de l’APC de Maâtkas, la bibliothèque commune de Souk El Thenine (daïra de Maâtkas), le siège de la sûreté urbaine d’Ath-Zemzer (daïra d’Ath-Douala), le centre de santé de la commune d’Ath-Aïssi (daïra d’Ath-Doualaà), le stade communal d’Aït-Mahmoud (daïra d’Ath-Douala) et enfin l’extension du siège de l’APC d’Ath-Douala (Daïra du même nom). La sûreté urbaine d’Ath-Zemzer, dont le besoin est fortement ressenti par la population, sera livrée le premier juillet 2016.

Ce projet a connu une multitude d’aléas inexplicables. En effet, l’ODS du démarrage initial des travaux remonte au premier février 2013. Un ODS ordonne l’arrêt des travaux le premier avril de la même année (2013). Le premier décembre de la même année encore (2013) il ordonne la reprise des travaux. Un autre ODS ordonne l’arrêt des travaux le premier avril 2014.

Une autre reprise est ordonnée le premier juillet pour être annulée le premier septembre 2014. La dernière reprise des travaux remonte au premier avril de l’année en cours. La structure policière est composée d’un R + 1. Quant au centre de santé d’Ath-Aïssi, c’est carrément la misère. Le wali a été informé dès son arrivée sur les lieux, que ce n’est que la veille que le centre de santé en question a été alimenté en médicaments et subit une opération de nettoyage. A l’intérieur, le froid est insupportable. Il n’y existe pas de chauffage. 

Les murs, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, sont dans le grand besoin d’un badigeonnage. Juste à côté de ce centre de santé, est dressé le bâtiment abritant les 100 locaux commerciaux destinés aux jeunes chômeurs. Le bâtiment a un aspect hideux. Il n’existe ni portes ni fenêtres dans aucun local.

Les lieux, nous a-t-on indiqué, sont transformés en point de rencontre pour les jeunes dépravés. C’est là, effectivement, que sont organisées chaque soir que Dieu fait les beuveries.

Pour cacher un tant soit peu au regard du wali et la délégation l’accompagnant, les autorités communales ont décidé aussi le ramassage de l’amas formé par les cannettes de bière vides répandus juste devant le bâtiment et le nettoyage des mauvaises herbes ayant poussé juste aux alentours.

Ayant été abordé sur place par les citoyens sur leur misère vécue au quotidien, le wali les a assurés que les choses ne resteront pas en cet état. 

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