Tizi Ouzou : L'entrepreneuriat des jeunes en débat – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Tizi Ouzou : L’entrepreneuriat des jeunes en débat

Tizi Ouzou : L’entrepreneuriat des jeunes en débat

Est-il permis de manifester un optimisme quant à l’avenir prometteur de l’Algérie sur le plan économique, particulièrement dans la wilaya de Tizi Ouzou, avec son concept de l’innovation ? La réponse est oui. Cet optimisme a été justifié ce lundi à l’occasion de l’ouverture, à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, des travaux en communication autour du thème «Le rôle de l’innovation dans la dynamisation de l’entrepreneuriat», lesquels entrent dans le cadre de la célébration de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Les travaux se poursuivront encore aujourd’hui. 

Cette grande manifestation, qui se déroule sous le haut patronage du ministre de l’Industrie et sous l’égide du wali de Tizi Ouzou, a vu l’implication de plusieurs parties dont la direction de l’industrie de la wilaya, l’ANADE (Agence nationale de développement d’entrepreneuriat), l’ex-ANSEJ (Agence nationale de soutien aux jeunes), l’ANJEM, l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou et la Banque CPA (Crédit populaire d’Algérie). Concernant justement le rôle de cette dernière, l’élément pivot dans l’action innovatrice dans le secteur économique est l’acteur concerné, c’est-à-dire le jeune entrepreneur.

En effet, le directeur régional du CPA, Ahmed Smadhi, a révélé toute une panoplie de mesures d’aide financière dont peut jouir l’entrepreneur auprès de cette institution financière, et ce sans pour autant subir les affres de la bureaucratie. «Il lui suffit juste de présenter à nos services une assurance-vie», a relevé sans ambages l’intervenant.

Abordant la question de la PME (petite et moyenne entreprise), Ahmed Smadhi a assuré que sous ce segment de la PME, l’accroissement de la part du marché et la nécessité d’améliorer sans cesse les performances commerciales et financières constituent «le principal objectif de la stratégie commerciale du CPA». C’est donc dans ce sens que cette institution financière a conclu, sous l’égide du ministère des Finances, un contrat de prestation de service, de conseil avec la Société financière internationale (SFI), portant sur l’accélération de la croissance et l’augmentation de la rentabilité du segment de la petite et moyenne entreprise.

Le directeur régional du CPA de Tizi Ouzou a également indiqué que l’Algérie comptait en 2018 environ 1,1 million d’entreprises, un chiffre où sont inclus les artisans et les personnes exerçant une profession libérale, et qu’entre 2017 et 2018, il y a eu une croissance de 3,1% du nombre d’entreprises.

Quant aux besoins de financement des PME estimés par les spécialistes de la SFI, ils sont de l’ordre de 1.400 milliards de dinars. S’agissant du potentiel d’épargne et d’investissement, l’estimation par les mêmes compétences de la SFI est de 240 milliards de dinars.

L’auteur de la communication a également souligné que le CPA détient une part de marché estimée à 21%, ce qui fait de lui le leader sur le marché, et compte environ 200 000 PME comme clientes parmi l’ensemble des PME existant à l’échelle nationale.

Par ailleurs, Ahmed Smadhi a révélé la nouvelle stratégie ou tout simplement la nouvelle approche commerciale du CPA vis-à-vis de sa clientèle PME, élaborée par les experts du CPA et qui repose sur trois axes dont l’un est tout simplement la désignation d’un chargé de comptes PME dont le rôle consiste à agir comme intermédiaire entre la banque et son client.

En définitive, le CPA assure conseils et accompagnement à la PME cliente. Dans ce sens, il est aussi question, selon la formule « Sahel Mahel », de prêt hypothécaire pour l’achat ou l’aménagement d’un local commercial pour l’usage du propriétaire. Ahmed Smadhi a précisé que ce type de prêt généralisé à une PME, quel que soit son profil, est une première.

Pour sa part, la chargée de communication de l’ANGEM, Dahbia Boubchir, a révélé au Jeune Indépendant que l’organisme qu’elle représente a assuré, au cours de l’année 2021, 378 prêts non remboursables aux jeunes entrepreneurs pour l’achat de matière première dont ils ont besoin. Par ailleurs, dans le cadre du financement dit «triangulaire» au profit des chômeurs, à savoir ANGEM-promoteur et banque, Mme Boubchir a indiqué qu’au cours de cette même année 2021, pas moins de 373 financements sont assurés pour le compte des concernés.

De son côté, Naïma Fathi, chargée de communication de l’ANADE, a révélé au Jeune Indépendant le financement par l’ANADE de 20 000 projets jusqu’à ce jour au profit des demandeurs concernés. Naïma Fathi a également mis l’accent sur la relation partenariale entre l’ANADE et l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Ce contrat, signé entre les deux parties dès 2017, porte sur le financement de projets de création d’entreprises au profit des étudiants.

Ainsi, le jeune étudiant ne galèrera plus après l’obtention de son diplôme à la recherche d’un emploi. L’étudiant, à l’esprit innovateur, pourra donc, dès l’obtention de son diplôme, se retrouver à la tête de sa propre entreprise.

En somme, l’Etat a mis en place tout un ensemble de mécanismes au profit de la jeunesse, et ce dans le cadre de la lutte contre le chômage et surtout de la relance de l’économie nationale. Il suffit juste de faire preuve d’intelligence et de posséder le flair pour de nouveaux créneaux économiques garants de réussite.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email