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Nationale

Tizi Ouzou : L’économie agricole est exponentielle

Tizi Ouzou :  L’économie agricole est exponentielle

Le thème choisi pour le rendez-vous scientifique organisé par la direction des services agricoles de la wilaya de Tizi Ouzou, avant-hier dans l’espace de l’Institut des technologies agricoles de Boukhalfa (ITMAS), et s’inscrivant dans le cadre de la Journée nationale de la vulgarisation agricole était « L’agriculture face aux défis des changements climatiques ».

A cette rencontre, d’une importance scientifique et économique certaine, ont pris part des universitaires et chercheurs, des professionnels de l’agriculture tous segments confondus ainsi qu’une multitude de partenaires à l’instar de la Conservation des forêts, du laboratoire vétérinaire de Draâ Ben Khedda, de l’Ansej, de la Cnac, de l’Angem, etc.

A l’issue de leurs interventions respectives, les cadres de la DSA, données chiffrées à l’appui, ont prouvé que l’économie agricole à Tizi Ouzou est exponentielle. Les intervenants ont tout de même reconnu que la bataille n’est pas pour autant terminée car des efforts restent encore à faire. Au cours de la campagne 2015-2016, la quantité récoltée de céréales a été de l’ordre de 113 760 quintaux alors que durant la campagne précédente (2014-2015), la récolte était de l’ordre de 104 490 quintaux. Soit une différence de 9 270 quintaux.

La récolte des légumes secs a été de 8 854 quintaux cette année, alors que l’année précédente, elle n’a été que de 7 307 quintaux. Idem concernant la pomme de terre. Pas moins de 228 023 quintaux ont été récoltés cette année contre 176 077 l’année précédente. Concernant l’oléiculture, les cadres de la DSA ont indiqué que pas moins de 382 457 quintaux ont été récoltés cette année. Dans le secteur laitier, la production a été de l’ordre de
167 316 500 litres et la collecte a porté sur une quantité de 95 148 000 litres.

Il convient de relever qu’en dépit d’une situation qui prête à l’optimisme, dans la mesure où les données concernant les récoltes vont dans le sens de la croissance, il n’en demeure pas moins, hélas, que tout n’est pas rose dans notre agriculture. En effet, nos terres agricoles doivent impérativement faire l’objet d’un assainissement juridique.

Les propriétaires agricoles, majoritairement privés, n’ont en effet pas d’actes de propriété. Dans certains cas, il y a absence totale de clarté quant au vrai propriétaire du terrain. Dans d’autres cas, nombreux il faut le dire, de grandes superficies de terres agricoles sont restées en jachère car faisant l’objet d’un différend au sujet de l’héritage. Il n’est pas rare également que ce différend touche directement des frères.

Autrefois, le problème d’héritage ne se posait pas ou était vite réglé car le cadi ou l’autorité saisie pour son règlement se basait sur le droit musulman. Or, celui-ci est très clair. Le droit musulman et le code inspiré des lois dites « de principe républicain » se chevauchent, d’où la difficulté pour le juge de trancher la question avec équité. A cela s’ajoute les incessants et inextricables aléas de la bureaucratie. Toutes ces situations font que nos terres agricoles ne sont pas exploitées à bon escient, voire pas du tout ; ce qui constitue un frein, et non des moindres, pour notre développement agricole.

Enfin vient le dernier aléa qui est celui de l’absence totale d’une symbiose entre les représentants des différentes filières agricoles. Dans certains cas, au sein d’une même filière, la dichotomie entre les animateurs est flagrante. Autrement dit, c’est tout un apprentissage à faire dans les formes organisationnelles. Mais toujours est-il qu’il existe chez les citoyens en général et chez les professionnels de l’agriculture en particulier cette conscience selon laquelle l’activité agricole constitue un réel segment économique. Pour preuve, les vastes champs de blé de l’Ukraine ou de la Californie font rêver plus d’un … le rêve est l’une des sources principales de toute motivation…

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