Tizi Ouzou : La vie et l’œuvre de Kateb Yacine revisitées
A l’occasion de la commémoration de la 32e année de la disparition de Kateb Yacine, l’une des icônes de la littérature algérienne, la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, à sa tête l’infatigable Nabila Goumezine, a concocté un programme scientifique et culturel s’étalant sur deux jours à la dimension de l’auteur de l’Homme aux sandales de caoutchouc.
En effet, à l’ouverture de cette manifestation, qui s’est déroulée ce mercredi à la maison de la culture, le public, venu nombreux, fut largement servi. Dans le hall de l’espace culturel, une exposition de photographies, d’articles de presse et de livres autour de la vie et de l’œuvre de Kateb Yacine ornait les murs. Ainsi, les visiteurs ont découvert ou redécouvert, à travers cette riche exposition, le rôle joué par Kateb Yacine, durant toute sa vie, sur le plan littéraire, culturel et politique au profit de l’Algérie.
Toujours dans le cadre de la commémoration de la disparition de cet illustre intellectuel, qui a toujours su préserver son indépendance vis-à-vis des cercles politiques mais aussi gardé une certaine distance vis-à-vis de feu Mouloud Mammeri, bien qu’il ait toujours reconnu en lui l’honnête écrivain et intellectuel, une comédie musicale intitulée Si Mohand U M’Hand a été programmée au cours de la même journée, au Théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou. Pour rappel, Kateb Yacine a tiré sa référence à l’hôpital de Grenoble (France), le 28 octobre 1989.
Après son rapatriement en Algérie, il a été enterré au cimetière d’El-Alia (Alger). Curieusement, la mort de Kateb Yacine est survenue seulement sept mois après celle de Mouloud Mammeri, dont la pensée était rejetée par Kateb Yacine, sans pour autant le crier sur les toits. Naturellement, c’était aussi le cas pour Mouloud Mammeri. En effet, il n’a jamais adhéré au mode de penser de Kateb Yacine, même s’il reconnaissait en lui l’honnête et authentique intellectuel.