Tizi Ouzou : Grandiose fête des enfants scolarisés – Le Jeune Indépendant
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Culture

Tizi Ouzou : Grandiose fête des enfants scolarisés

Tizi Ouzou : Grandiose fête des enfants scolarisés

Le premier jour de vacances d’hiver des enfants scolarisés a été lancé en grande pompe à Tizi Ouzou. 

La maison de la Culture Mouloud-Mammeri a organisé, à cette occasion, des ateliers de dessins, animés par des enfants, des expositions de livres et d’autres éléments culturels et scientifiques. 

Il faut préciser que dans la salle d’exposition Zemerli, l’exposition a été d’une tout autre dimension. C’est une exposition qui a exigé l’implication du musée du Moudjahid de Tizi Ouzou et qui dépasse de très loin la curiosité d’un enfant ou d’un homme au niveau intellectuel limité. En effet, dans cette salle, ce sont des éléments ayant servi avant et pendant la guerre de libération nationale qui ont fait l’objet d’une exposition. 

Dans des boîtes en verre dur et protecteur, l’œil curieux découvre des poignards, des fusils semi-automatiques appelés « Mass », des cartouches et une cartouchière, des douilles d’obus, une mitraillette 49, des grandes offensives et défensives, des pistolets automatiques et à barillet, des douilles de balles de calibre 12/7, la ronéo du commandement de la wilaya 3, le cachet rond portant mention « GPRA », la tenue militaire du colonel Amirouche, le registre de la prison de Tizi Ouzou ouvert au milieu avec les noms et les dates mentionnés qui se rapportent à la décennie 1940, des menottes, un gros cadenas et enfin un dynamo électrique appelé dans le jargon militaire français « la gégène ». 

Gégène est le diminutif de génératrice de courant. Cet appareil électrique, utilisé par l’armée de terre française de 1954 à 1962, a servi aussi d’outil de torture des Algériens soumis à des interrogatoires. 

Concernant les archives, le visiteur peut voir, sur une photographie, un groupe d’étudiants lors de la grève du 19 mai 1956, alors qu’une autre photographie montre des cadavres d’Algériens lors du massacre du 20 août 1955 dans le Nord-Constantinois. Un tas d’autres documents montrent des portraits de certains de nos héros du XIXe siècle tels que Cheikh Aheddadh, Cheikh El-Mokrani, Lalla Fatdma N’Soumeur, etc. Le temps semble se figer dans cette salle d’exposition Zemerli. 

Il convient de rappeler, encore une fois, qu’une telle exposition est destinée à des esprits éclairés. Enfin, il y a lieu de souligner le coup réussi par Nabila Goumeziane et son équipe de collaborateurs, lesquels ont mis plusieurs jours pour concocter cette grandiose manifestation. 

 

 

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