Tizi Ouzou Éradication totale de la DNC bovine
La dermatose nodulaire contagieuseDNC Bovine La dermatose nodulaire contagieuse bovine est une maladie virale affectant uniquement les bovins et non transmissible à l’homme. Elle se transmet principalement par les vecteurs (insectes piqueurs) et se caractérise notamment par de la fièvre et des nodules de tailles diverses sur la peau de l’animal (DNC) bovine est totalement éradiquée à travers l’ensemble du territoire de la wilaya de Tizi Ouzou, plus précisément au niveau des 58 communes qui avaient été touchées. C’est ce qu’a indiqué au Jeune Indépendant le premier responsable de l’inspection vétérinaire de la wilaya, Dr Nourredine Yata.
Selon notre interlocuteur, cette réussite est le fruit d’une vaste campagne de vaccination ayant concerné 64 492 têtes bovines recensées dans les communes touchées. Le taux de vaccination a ainsi atteint 98,56 %, dépassant largement le seuil de 80 % requis pour l’installation d’un véritable matelas immunitaire.
D’après les données fournies par l’inspection vétérinaire relevant de la direction des services agricoles (DSA), depuis l’apparition de la DNC en juin de l’année dernière, 2 912 cas suspects ont été enregistrés, tandis que le nombre de bêtes mortes s’est élevé à 1 321.
Concernant la fièvre aphteuse, celle-ci n’a été constatée que dans 26 communes de la wilaya, avec 56 foyers recensés. La campagne de vaccination contre cette maladie a débuté le 29 avril 2025 pour s’achever le 10 juillet de la même année. Au total, 50 088 bovins ont été vaccinés, ainsi que 4 554 ovins et caprins.
Pourquoi le nombre de cas de DNC est-il nettement supérieur à celui de la fièvre aphteuse ? Pour Dr Nourredine Yata, la réponse est simple : « La fièvre aphteuse est connue en Algérie depuis longtemps et les professionnels de la santé animale disposent déjà de mécanismes de prévention bien établis. Et d’ajouter : « La DNC bovineDNC Bovine La dermatose nodulaire contagieuse bovine est une maladie virale affectant uniquement les bovins et non transmissible à l’homme. Elle se transmet principalement par les vecteurs (insectes piqueurs) et se caractérise notamment par de la fièvre et des nodules de tailles diverses sur la peau de l’animal, en revanche, est une maladie récente. » Et de conclure : « Nous avons néanmoins réussi à l’éradiquer en mobilisant l’ensemble de nos moyens scientifiques. »
S’agissant de la campagne de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR), menée conformément à l’instruction ministérielle n° 2423 du 13 août 2025, les services vétérinaires de la wilaya font état d’un succès notable. L’opération s’est soldée par la vaccination de 54 778 ovins et 30 492 caprins, au bénéfice de 8 427 propriétaires.
Dans le cadre de la lutte contre la rage, la campagne vaccinale, lancée le 28 septembre 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la rage, a permis la vaccination de 1 387 chiens et 721 chats dans 51 communes de la wilaya.
Fort de ces résultats, la DSA de Tizi Ouzou a saisi le wali par correspondance n° 1110/DSA/SIVP/IVW/2025 du 19 novembre 2025, l’informant que la situation sanitaire animale était favorable et permettait la réouverture des marchés à bestiaux sur l’ensemble du territoire de la wilaya. Une décision entérinée par la signature de l’arrêté portant réouverture de ces marchés.
Toutefois, si les pouvoirs publics déploient d’importants efforts pour préserver la santé du cheptel et, par ricochet, celle du consommateur, certains fléaux demeurent alimentés par l’absence de scrupules de quelques individus. Selon des sources bien informées, il arrive que des bouchers peu regardants proposent à la vente de la viande issue de bêtes mortes, une pratique rendue possible par l’existence d’abattoirs clandestins.
Le procédé est simple : un taurillon est légalement abattu dans un abattoir agréé et déclaré sain après contrôle vétérinaire. Une fois la viande acheminée vers la boucherie, elle est mélangée à celle provenant d’une bête morte. Le client, rassuré par la présence du cachet vétérinaire apposé sur un morceau soigneusement exposé, est ainsi trompé. Dans certains cas, ces pratiques bénéficieraient même de la complicité de vétérinaires indélicats.
En définitive, seule une répression sévère peut venir à bout de ces agissements. Une vigilance accrue s’impose également en matière de mobilité du cheptel. La réglementation exige la présentation d’un certificat sanitaire attestant de l’état de santé des animaux avant leur introduction dans une wilaya. Or, là encore, des certificats de complaisance seraient délivrés à des maquignons et à certains propriétaires de bétail, au mépris des règles sanitaires en vigueur.