-- -- -- / -- -- --
Nationale

Tizi-Ouzou : Des centaines de milliers de manifestants dans la rue

Tizi-Ouzou : Des centaines de milliers de manifestants dans la rue

A moins de vingt jours du grand rendez-vous électoral fixé par les dirigeants du pays, les femmes et les hommes de la wilaya de Tizi-Ouzou restent, comme au premier jour du déclenchement du mouvement populaire, inflexibles dans leur demande, à savoir l’instauration d’une deuxième République, laquelle doit être précédée d’une transition démocratique.

Et par conséquent, le rendez-vous du 12 décembre prochain reste « une simple vue de l’esprit des dirigeants du pays » lesquels, d’ailleurs, ne sont pas reconnus comme tels. En effet ils étaient hier, pour le quarantième vendredi, des centaines de milliers de manifestants à battre le pavé dans la capitale du Djurdjura pour dire « non aux élections de la honte ! » Plus déterminés que jamais, les citoyennes et les citoyens de la wilaya de Tizi-Ouzou, issus de toutes les catégories sociales et d’obédience de différents courants politiques ainsi que de tous les âges, ont emprunté l’itinéraire du portail du campus Hasnaoua jusqu’à la place de l’Olivier via la rue Ahmed-Lamali, l’avenue Abane-Ramdane et le boulevard Labi-Ben-M’hidi, pour manifester leur désapprobation de la ligne suivie jusqu’à présent par le gouvernement dans la recherche de la sortie de la crise politique dont l’apogée a été atteinte avec la démission du président de la République Abdelaziz Bouteflika. « Non aux élections de la honte ! », « Ulac l’vote ulac ! (pas de vote) », « Dawla madania matchi aâskaria ! (Etat civil et non militaire ) », « les généraux à la poubelle », « mazalagh dhimazighen mazalagh ! (Nous demeurons des Amazighs) », « Libérez les détenus politiques et d’opinion », « Pouvoir assassin » ; tels sont, entre autres, les slogans forts scandés à l’unisson par la marée humaine. Sur des banderoles et pancartes, ce sont presque les mêmes slogans qui sont mentionnés.

A noter aussi que les marcheurs, unis comme les doigts de la main, ont brandi les deux drapeaux algériens, celui symbolisant la nationalité et celui symbolisant l’identité et la culture ainsi que l’histoire des Algériens. A noter encore que durant toute la marche, un hélicoptère n’arrêtait pas de survoler la ville. Cependant, il a été complètement ignoré par les manifestants. A relever aussi que sur une de leur pancartes, les marcheurs inscrit que durant la nuit du 11 au 12 décembre, ils occuperont les centres et les bureaux de vote et non la rue. La manifestation, comme les précédentes, s’est déroulée pacifiquement. En définitive, pour une manifestation mémorable, ça en a été une.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email