Tizi Ouzou  : Débat sur le changement climatique et la transhumance  – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Tizi Ouzou  : Débat sur le changement climatique et la transhumance 

Tizi Ouzou  : Débat sur le changement climatique et la transhumance 

«Les paléoclimats et le peuplement du nord de l’Afrique» est la thématique développée ce mercredi, à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri, à l’occasion de la deuxième journée des travaux consacrés à l’architecture par Ginette Aumassip, universitaire au CRAPE-CNRPH et titulaire d’un doctorat ès lettres, préhistorienne, géologue, spécialiste du Sahara. 

«Les mouvements de population observés aujourd’hui dans plusieurs régions du monde sont une conséquence du changement climatique», a soutenu Ginette Aumassip. Revenant sur l’histoire de la région, la conférencière a affirmé que l’on «trouve ses racines dans le passé le plus ancien de l’humanité, qui remonte à près de 2,5 millions d’années». 

Evoquant les différents mouvements de population ayant marqué l’histoire, notamment ceux de la région d’Afrique du Nord, Ginette Aumassip a considéré que ces mouvements ont toujours été une conséquence des changements climatiques. «Autant qu’on puisse le voir à travers le fonctionnement des sociétés depuis la préhistoire, les mouvements de population ont toujours été la résultante des changements climatiques», a-t-elle indiqué. 

«Les hommes, a-t-elle expliqué, n’ont fondamentalement pas changé et possèdent toujours le même moteur au fond d’eux, malgré l’évolution et le bien-être matériel dont ils disposent présentement». Dans le même contexte, la conférencière a estimé que les mouvements de population actuels, notamment à partir de la région sahélienne, sont liés aux changements climatiques qui y sévissent. «Il y a tout un système qui est en train d’être bouleversé», a relevé l’universitaire, qui n’exclut pas la possibilité de la recrudescence de ces mouvements. 

Mme Aumassip a souligné l’importance de la préservation de la ressource hydrique, qui est «une richesse dont il faut reporter le plus longtemps possible l’épuisement». Tout en mettant en avant le principe de l’importance de la culture de l’économie de cette ressource, la conférencière a suggéré l’exploitation des eaux de mer, qui sont un réservoir important, et ce à travers l’opération de dessalement. 

Elle a tenu aussi, lors de son intervention, à rendre hommage à feu Mouloud Mammeri. Elle a confié avoir effectué, dix ans durant, plusieurs missions dans le Sahara avec l’Amusnaw. «Il était un compagnon charmant, capable, curieux de tout, sérieux et il s’intéressait à tout», a-t-elle témoigné. «C’était un homme qui laissait une empreinte profonde chez ses interlocuteurs, comme celle ancrée dans l’esprit des populations du Sahara algérien ou de sa région natale», a-t-elle ajouté. 

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email