Tizi Ouzou : Coup d’envoi de la semaine de yennayer  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Tizi Ouzou : Coup d’envoi de la semaine de yennayer 

Tizi Ouzou :  Coup d’envoi de la semaine de yennayer 

C’est en grande pompe que le coup d’envoi de la semaine de Yennayer 2973 a été donné, ce samedi, dans l’espace de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.

Et c’est Djillali Doumi, en sa qualité de premier commis de l’Etat de la wilaya de Tizi Ouzou, qui s’est acquitté de cette mission. Pour la circonstance, le wali était accompagné des responsables civils, dont la directrice de la culture et des arts, Nabila Gouméziane, et militaires ainsi que d’un nombre important de personnalités représentant la société civile.

Ce nouvel an amazigh est fêté sous le slogan de « Yennayer : une identité, une histoire ». Le slogan est loin d’être fortuit. Et pour cause : par l’implication des scientifiques du musée le Bardo et l’équipe archéologique de la direction de la culture et des arts, le public, fort nombreux, a pu découvrir, hier, un certain pan de l’histoire des Algériens tirant racine du peuple amazigh, dont l’origine remonte à une époque très lointaine. Cette origine remonte même à l’aube de l’humanité. 

Sur des documents établis en grand format et placardés sur des supports en bois, le lecteur, nourri par une curiosité intellectuelle, peut lire que la Kabylie, à elle seule, et plus spécifiquement Tizi Ouzou, en tant que région habitée par l’homme, remonte effectivement à l’époque préhistorique. Les vestiges, toujours selon le document, attestent « de l’existence de plusieurs civilisations préhistoriques et d’un enchaînement chronologique presque complet ». 

La période paléolithique, c’est-à-dire l’âge de pierre, les humains dénommés « Atlanthropes (hommes de l’Atlas) » ont fabriqué les premiers outils pour affronter la nature. Les sites les plus connus prouvant cette réalité sont Azrou M’yazène et Azrou Ouzaghar concernant la commune de Boudjima et Tissira n’Tmazirt, Sidi-Khaled concernant Tigzirt.

 Il convient de rappeler que ces sites cités ne sont que les plus connus car il y en a une multitude d’autres dans la seule wilaya de Tizi Ouzou. Ensuite est venue la période paléolithique.

Les sites les plus connus prouvant la trace et l’empreinte de l’homme sont Aourir (commune d’Ifigha et daïra d’Azazga), Thala-Bouzrou (commune de Makouda), Thala-Maïache (Mizrana), Cap Tedlesse (Iflissen) et Azeffoun. La période néolithique qui s’ensuivit a vu ces habitants découvrir l’industrie.

Ces mêmes habitants de la région de Tizi Ouzou de l’époque protohistorique ont inventé, entre autres, l’écriture, la nécessité d’enterrer leurs morts. A Ath-R’houna, grand village de la région d’Azeffoun, on retrouve un vestige prouvant cette réalité. 

Quant à la période antique venue plus tard, le document relève les différentes invasions subies par la région de la Kabylie par les Romains, les Byzantins, les Vandales, etc. 

Sur le plan purement folklorique, l’espace de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri a connu également un moment féerique. Une procession de filles et de femmes d’âge mûr a fait une multitude de rondes dans le jardin et à travers les bâtiments de l’institution culturelle en chantant Anzar, Anzar, qui est une antienne ayant pour source une légende selon laquelle on demande à la divinité de la pluie d’arroser les champs et de faire couler dans les fontaines l’eau en abondance. 

Dans le hall de l’institution, c’est l’exposition des outils agricoles. Une exposition conjuguée par des chants chaouis, accompagnés au son du bendir et des flûteaux. Dans la salle d’exposition Zemerli, ce sont des livres qui sont exposés et proposés à la vente. Dans la galerie se trouvant à côté, ce sont aussi des objets artisanaux porteurs d’une tradition et d’une identité qui sont offerts à l’œil curieux. 

Dans la cour, à l’intérieur de chapiteaux sont exposés et proposés à la vente tout un arsenal d’objets rappelant l’identité et la personnalité de l’Algérien. 

Par ailleurs, dans la salle Mohia (Théâtre de plein air), la riche exposition a porté sur des tableaux et des portraits. Il convient de relever que le wali et l’importante délégation l’accompagnant ont accordé à chacun des multiples stands un certain temps. C’est la raison pour laquelle la visite du wali a pris beaucoup de temps. 

 

 

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