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Culture

Tizi Ouzou : Clôture du Festival du film amazigh

Tizi Ouzou : Clôture du Festival du film amazigh

Après cinq jours de projection de films et d’intenses activités culturelles et scientifiques en corrélation avec l’événement cinématographique, lesquelles rentrent dans le cadre du Festival national du film amazigh dans sa 15e édition, le rideau est tombé jeudi dernier.

La cérémonie de clôture, qui s’est déroulée dans la grande salle de spectacles de la maison de la Culture Mouloud-Mammeri, a été marquée par la présence du ministre de la Jeunesse et des sports, El-Hadi Ould-Ali, des autorités locales, à leur tête Mohamed Bouderbali, et, surtout, en sus du nombreux public cinéphile, des festivaliers parmi lesquels se trouvaient de grandes figures du cinéma et du théâtre algériens, à l’instar d’Abdelhamid Rabia, Omar Kettemouche, Ahmed Benaïssa, Arezki Laârbi, Ahmed Rachedi.

25 films étaient programmés et projetés en compétition : 5 longs métrages, 8 courts métrages, 9 documentaires et 3 films d’animation. 

L’examen et la critique ont porté sur l’interprétation masculine et féminine, le scénario et la mise en scène. Le premier prix du meilleur scénario a été décerné à Djamila Boualem. Son scénario était intitulé « El Djarh ournhellou » (La plaie qui ne peut se cicatriser) « . Dans la série documentaire, le premier prix a été décroché par Mustapha Boukertas. Son film documentaire est intitulé « Itren n l Miloud » (Les étoiles de Miloud) « .

Pour le documentaire, les organisateurs ont décidé aussi de décerner des 2e et 3e en vue prix, et ce en vue d’encourager les jeunes à s’investir davantage dans la réalisation de films documentaires. Le 2e prix a été décerné à Karim Hachemmi et le 3e à Malek Amirouche.

Au chapitre des films d’animation, le prix de l’Olivier a été décroché par Karim Belabed pour son film I nezra mazal anzar (O combien nous en avons vu et que nous verrons encore). Dans la catégorie court-métrage, l’Olivier d’or a été décroché par Mohamed Yargui pour son film Je te promets.

Dans la catégorie long métrage, C’est le film « le Combat du cœur qui a cartonné. L’Olivier d’or a été arraché par le réalisateur, Mohamed Rahal. L’Olivier d’Or pour la meilleure interprétation féminine est décerné pour Fatima Djayad pour rôle de Sarah dans le Combat du cœur.

L’Olivier d’or de la meilleure interprétation masculine a été décerné à Salem Miloudi pour son rôle dans le même film dirigé par Mohamed Rahal (le Combat du cœur). Mohamed Rahal, originaire de Bouira, n’a pas caché sa grande joie devant ce triple prix. « Je suis très heureux que des acteurs que j’ai dirigés aient obtenu des prix », a déclaré le jeune réalisateur avant d’être rappelé à la tribune pour recevoir son propre Olivier d’or.

« C’est un immense bonheur », a déclaré encore Mohamed Rahal. Depuis le début de l’histoire cinématographique, peu de réalisateurs ont été récompensés en même temps que les acteurs qu’ils ont dirigés pour le même film.

A l’occasion de cette cérémonie, El-Hadi Ould-Ali a rappelé la grande dimension de la culture, particulièrement le volet cinématographique. Il a aussi mis l’accent sur les actions et les idées véhiculant la paix. Concernant l’interrogation sur l’avenir du Festival du film amazigh, El-Hadi Ould-Ali a été catégorique : « L’organisation du Festival national du film amazigh sera maintenue à Tizi Ouzou ! »

Le rendez-vous de jeudi a été l’occasion de récompenser Nourredine Ait-Slimane pour sa pièce Ahitous qui a remporté le premier prix au Festival de théâtre de Batna. Idem à l’endroit d’un acteur et d’une actrice qui ont joué dans cette même pièce.

L’universitaire et homme de culture, Nourredine Aït-Slimane, a lui-même écrit et dirigé cette pièce. Toujours au volet de remise de prix, un prix spécial a été décerné par les organisateurs au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour sa politique qui a fait bénéficier le peuple algérien.

C’est El-Hadi Ould-Ali qui est chargé de le lui remettre. Notons enfin que ce festival a été également marqué par la projection de grandes œuvres cinématographiques algériennes et de documentaires. L’exposition de documents et archives a été aussi au rendez-vous.

La page culturelle, en grand format, d’El Moudjahid du mercredi 19 octobre 1966 a attiré un public connaisseur. Une partie de cette page a été consacrée au célèbre cinéaste italien Lucchino Visconti. Une autre partie visible nous donne connaissance des projections de films dans certains salles de cinéma algéroises.

On sait par exemple qu’au cours de cette journée du mercredi 19 octobre 1966, la Cinémathèque algérienne a programmé le film japonais kwaidan de Masaki Kabayashi.

Ce film, toujours selon l’annonce de ce numéro d’El Moudjahid a obtenu un prix au Festival de Cannes de 1965. Le cinéma le Debussy a programmé les Félins avec Alain Delon et Jane Fonda. Le cinéma ABC a programmé Point limite Objectif Moscou, un film de Sidney Lumet dont le rôle principal était tenu par Henry Fonda. L’Afrique a programmé 7 hommes en or, film de Marco Vicario.

Le cinéma Algéria enfin a programmé le fil « My fair lady » dont le rôle principal était tenu par Audrey Hepburn. Le journal a même relevé le prix d’une place à de la cinémathèque. Elle était alors de 2,95 DA. Ce document exposé dans le hall de la maison de la Culture vaut son pesant d’or.

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