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Nationale

Tirs croisés contre Hanoune

Tirs croisés contre Hanoune

La crise interne au PT est-elle une vue de l’esprit ou est-ce qu’une véritable lame de fond traverse ce parti, qui fait face depuis quelque temps à une cascade de démissions d’élus sur fond de démenti du parti ?

Mercredi dernier, un fax signé par des membres de l’APC de Cherfa (Annaba) fait état de démission et de demande officielle d’intégrer les rangs du parti FLN de six élus (Brahim Souali, Abdelghani Sellami, Ketou Lakhdar, Khelifa Abderrezak, Terki Abdelkader et Ahmed Ouechtani Tayeb) du bureau du PT de cette localité. Dans ce document transmis à notre rédaction, les six élus ne donnent pas le motif de leur démission.

Depuis plus d’un mois, le PT de Louisa Hanoune tente tant bien que mal de contenir une dissidence réelle ou supposée de nombre de militants et d’élus du parti depuis qu’elle a décidé de signer avec le groupe des dix-neuf personnalités une lettre demandant une audience au chef de l’Etat.

Le député d’Alger Salim Labatcha, qui mène la fronde, aurait vu son recours déposé auprès du ministère de l’Intérieur abouti. Le ministère de l’Intérieur aurait fait marche arrière en donnant raison aux redresseurs du parti des travailleurs (PT).

Le département de Mohamed Bedoui serait revenu sur sa première décision après étude du recours incluant les dépassements de Louisa Hanoune introduit par les membres du mouvement de redressement du Parti des travailleurs. Deux jours avant, le ministère avait validé la décision du comité central du PT d’exclure les redresseurs des rangs du parti.

Pour sa part, Louisa Hanoune reste de marbre et ne semble nullement inquiétée par cette tentative de redressement. Son dernier communiqué en date du 26 janvier, affirme que les listes de militants et d’élus et bureaux communaux soutenant le mouvement de sauvetage dans cinq wilayas sont faux car comprenant des noms de militants inscrits à leur insu, des noms inexistants sur les fichiers de militants et adhérents du parti.

Le secrétariat du bureau politique a catégoriquement dénoncé ces informations « erronées » et « sans fondement », assurant que les « prétendues listes de militants, élus et bureaux communaux » du PT soutenant « le mouvement de sauvetage du PT » dans cinq wilayas sont fausses. Cette instance dirigeante du parti de Louisa Hanoune affirme « avec certitude » que « ces listes comportent des noms de militants inscrits à leur insu, des noms inexistants sur les fichiers de militants et adhérents du parti ».

Le PT poursuit en précisant que la liste, mise en circulation « par un centre maffieux » comporte également d’ex-militants et ex-élus du parti, radiés pour la plupart depuis des années ». La formation de Louisa Hanoune assure que « certains de ces élus ont rejoint un autre parti, le FLN, et ont assisté à son dernier congrès, document à l’appui ».

Le PT donne des exemples, tels que « les élus signataires de la wilaya de Annaba qui ont rejoint le FLN ou encore le fait qu’aucun militant ni bureau communal de la wilaya de Jijel ni des autres wilayas citées n’est signataire ».

Pour le secrétariat de ce parti, « tous ceux qui ont été cités ont envoyé des démentis écrits. Après vérification, les responsables du parti dans la wilaya de Chlef nous ont informés qu’aucun nom cité ne figure sur le fichier du parti ». Le secrétariat affirme, de nouveau, que « cette opération est commanditée de l’extérieur du parti par un centre maffieux utilisant le mercenaire Salim Labatcha, exclu du parti par le Comité central dans sa session des 8-9 janvier 2016, comme leur vil exécutant ».

Lors de sa conférence de presse dimanche dernier, la SG du PT avait expliqué que Salim Labatcha prétendait agir et disposer du soutien de responsables d’institutions de l’Etat, et de ministres. La SG du PT avait ainsi interpellé ces personnalités en leur demandant de préciser si elles sont réellement impliquées dans cette opération qui vise le PT.

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