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Tiguentourine à plein régime à partir de janvier

Tiguentourine à plein régime à partir de janvier

Le complexe gazier de Tiguentourine d’In Amenas, dans le Sud algérien, tournera à plein régime à partir de janvier prochain, soit deux ans après l’attaque terroriste qui l’a visé, a fait savoir une source au ministère de l’Energie.

Le complexe a fait, depuis janvier 2013, couler beaucoup d’encre sur la sécurité des sites stratégiques et suscité de nombreuses interrogations quant aux incidences de l’attaque terroriste sur la production gazière et, par ricochet, sur les recettes. Le retour à la production du site gazier confortera l’ambition de l’Algérie de doubler sa présence sur le marché mondial.

Le complexe gazier de Tiguentourine dans le sud algérien tournera à plein régime en janvier prochain soit deux ans après l’attaque terroriste qui l’a visée a fait savoir une source au ministère de l’énergie.

Le complexe qui opérait en deca de ses potentialités depuis plus d’un an devrait retrouver son plein régime à la suite du retour du personnel britannique et norvégien dans l’usine.

Selon la même source, l’usine qui a connu de sérieuses perturbations après l’attaque terroriste qui a couté la vie à 40 employés en plus des 32 terroristes, opéré depuis deux mois à 90 % notamment au niveau des turbines et la centrale des contrôle des opérations de production qui était sous la responsabilité d’une équipe norvégienne. La même source a ajouté que deux des trains du complexe ont repris leur fonctionnement.

Le consortium du Tiguentourine est composé de BP, Statoil, la japonaise JCC et Sonatrach. Les deux principaux partenaires du consortium qui gère le complexe gazier, BP et Statoil, ont travaillé d’arrache-pied depuis cinq mois pour faire fonctionner le complexe à sa pleine capacité. Avant l’attaque terroriste en janvier 2013, le complexe produisait neuf milliards de M3 par an soit 11.5 % de la production algérienne en gaz. Depuis la production totale du pays avait baissé de 4%, selon la Sonatrach.

Le retour de l’usine à plein régime en 2015 devrait conforter les projections du gouvernement quant à l’augmentation de la production gazière de 40% en cinq ans. La production primaire d’hydrocarbures de l’année 2013 a atteint 186,9 millions de TEP dont 127,2 milliards m3 de gaz naturel. En 2013, trente-deux découvertes ont été réalisées, dont vingt-neuf en effort propre par Sonatrach et trois en partenariat.

Le ministre algérien de l’Énergie, Youcef Yousfi, a fait savoir récemment que le ministre algérien a tenu à rassurer sur la production algérienne d’hydrocarbures en soulignant que « la production recommence à croître grâce à la mise en exploitation de nouveau gisements ».

Lors d’une conférence internationale sur l’industrie de gaz en Algérie, M. Yousfi a indiqué que l’Algérie prévoit d’augmenter la production de gaz naturel de 40% dans les cinq années à venir et la doubler d’ici une dizaine d’années.

Cette ambition s’appuiera, a-t-il fait observer, sur une exploration d’un vaste domaine minier. Il s’agit d’élargir la base des réserves minières en intensifiant l’exploration dans toutes les régions du pays. Les explorations menées par le groupe pétrolier Sonatrach, durant les neuf premiers mois de l’année 2014, ont permis la mise en évidence de 2,5 milliards de barils équivalent pétrole (BEP) d’hydrocarbures.
La Sonatrach compte investir 3,48 milliards de dollars dans la construction de nouveaux gazoducs pour améliorer la capacité de ceux déjà existants.

Cet investissement est inscrit au titre du plan quinquennal 2015-2019 et concerneront quatre principaux gazoducs à proximité des gisements des bassins de Berkine, Illizi, Reggane et Timimoun. 

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