Thérèse Gheziel, cheffe de délégation norvégienne, au Jeune Indépendant : «Le processus d’Oran œuvre pour une Afrique forte et unie» – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Thérèse Gheziel, cheffe de délégation norvégienne, au Jeune Indépendant : «Le processus d’Oran œuvre pour une Afrique forte et unie»

Thérèse Gheziel, cheffe de délégation norvégienne, au Jeune Indépendant :  «Le processus d’Oran œuvre pour une Afrique forte et unie»
Thérèse Gheziel.

Le Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, qui s’est tenu dimanche et lundi dernier à Oran, représente une opportunité pour défendre et promouvoir un système mondial multilatéral efficace servant les intérêts de tous les pays sans exception ni discrimination.

Cette vision nécessite la réforme et la modernisation du système des Nations Unies et particulièrement le Conseil de sécurité. C’est ce qu’a indiqué au Jeune Indépendant, Thérèse Gheziel, cheffe de la délégation norvégienne prenant part aux travaux du Sommet de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique.

Interrogée en marge de sa participation à la 10e édition du Séminaire sur la paix et la sécurité en Afrique, Mme Gheziel a exprimé l’engagement ferme de son pays à soutenir les efforts, notamment de l’Algérie, visant à moderniser, à rendre cohérent et efficace le système des Nations unies, avec un financement adéquat et durable, ainsi que la capacité de réaliser les Objectifs de développement durable pour 2030.

L’ambassadrice a souligné que l’Algérie et la Norvège défendent les instances multilatérales, la charte de l’ONU, le droit international et les principes unissant les Etats pour discuter entre eux et promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. «Nous avons besoin que le système fonctionne pour nous tous, s’il doit conserver son autorité, être pertinent et efficace, y compris en soutenant les efforts africains pour faire fonctionner le système dans des contextes et des intérêts spécifiques », a-t-elle déclaré.

La cheffe de la délégation a exprimé sa préoccupation face aux événements tragiques vécus cette année par de nombreux peuples à travers le monde, soulignant que la polarisation croissante et la politique mondiale entravent une réponse internationale efficace aux crises, y compris au sein du Conseil de sécurité onusien.

Elle a, dans ce sens, déploré le silence du Conseil de sécurité dans des moments cruciaux, que ce soit au Soudan, en Ukraine ou à Gaza, tout en insistant sur l’importance de préserver les principes fondamentaux tels que le droit humanitaire et les droits de l’homme comme notre guide moral.

S’agissant du processus d’Oran, la responsable a fait remarquer que les pays africains sont, souvent, des alliés proches de son pays, notamment en ce qui concerne la diplomatie de paix, le climat et la sécurité, les femmes, la paix et la sécurité et les droits de l’homme, expliquant que cette rencontre est «utile pour les institutions, africaines et internationales, de coordonner, de collaborer et de faire le maximum pour porter la voix de l’Afrique.

Le processus d’Oran a établi le principe qu’une voix africaine efficace et bien coordonnée, guidée par les valeurs et les idéaux des peuples et des institutions africaines, renforcera les systèmes multilatéraux au niveau mondial et sera bénéfique pour tous, a estimé Mme Gheziel, précisant que les consultations annuelles entre le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (CPS) et le Conseil de sécurité des Nations unies sont cruciales pour la stabilité de l’Afrique et du reste du monde.

L’ambassadrice norvégienne, qui a assuré que son pays reconnaît les contributions significatives de l’Union africaine, de ses organisations sous-régionales et de ses États membres à la préservation de la paix et de la sécurité sur le continent, a souhaité que le Conseil de sécurité onusien adopte, en temps voulu, une résolution permettant un financement plus prévisible, adéquat et durable aux opérations de soutien à la paix dirigées par l’UA.

Dans ce contexte, elle a indiqué que cette année a été difficile pour la paix et la sécurité, non seulement sur le continent africain, mais aussi en Europe et au Moyen-Orient. «Du Soudan à l’Ukraine et à Gaza, des conflits armés violents infligent des souffrances inimaginables à des civils innocents. Les troubles et les attaques continus des extrémistes violents au Sahel, en RDC et dans de nombreux autres endroits entraînent des décès, des déplacements forcés et des souffrances humaines », a-t-elle détaillé.

Il convient de rappeler que la Norvège participe depuis des années aux travaux du Sommet de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, en tant que partenaire et soutien de cet évènement continental important.

De notre envoyé spécial à Oran, Mohamed Mecelti 

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