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Nationale

Terrorisme et drogue : Des fléaux dévastateurs

Terrorisme et drogue : Des fléaux dévastateurs

Le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, ne cesse de mettre en garde l’opinion internationale contre les menaces que font peser sur la stabilité et la sécurité des pays le terrorisme et le trafic de drogue.

Deux dangers devenus indissociables. Que ce soit lors de l’université d’été du forum des chefs d’entreprise ou lors Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur l’Afrique de l’Ouest, Messahel a exposé des vérités largement partagées par des pans entiers de la communauté internationale.

Ces deux fléaux représentent des chantiers lancinant et couteux en Afrique du Nord et dans les régions subsahariennes. C’est cette crainte permanente que Messahel a mis en évidence en affirmant hier que l’Algérie maintient un haut niveau de vigilance à l’intérieur et sur toutes les frontières.

Car c’est à partir de ses frontières que ces maux parviennent à s’infiltrer en terre algérienne avant d’être neutralisés par les forces de sécurité. Tout d’abord, le terrorisme à travers les innombrables saisis d’armes dans le Sud en provenance souvent de la Libye ou du Mali, sans compter les potentiels djihadistes marocains qui tentent de transiter par l’Algérie pour aller renflouer les rangs de Daech en Libye.

En 2016, les autorités aéroportuaires algériennes avaient observé un flux massif et inhabituel de ressortissants marocains à destination de la Libye via l’Algérie. Ainsi, au moins 500 Marocains ont été arrêtés en janvier 2016 à l’aéroport d’Alger. Ils projetaient de se rendre en Libye pour du « travail « sans en apporter les preuves telles des contrats d’embauche.

Abdelkader Messahel avait convoqué alors l’ambassadeur du Maroc pour lui faire part de ces mouvements suspects et des craintes algériennes.
En parallèle, l’Algérie avait décidé de suspendre la liaison aérienne Alger-Tripoli afin d’empêcher le transit de potentiels terroristes. Des statistiques européennes font état de la présence de quelque 1 600 marocains dans les rangs de Daech.

Et bien que les frontières entre le Maroc et l’Algérie soient fermées depuis 1994, les Marocains n’hésitent pas à les franchir illégalement. Nombreux sont les ressortissants marocains arrêtés pour séjour illégal à Tlemcen. L’autre phénomène qui menace la sécurité du pays est le trafic de drogue. Le Maroc ne cesse d’être pointé du doigt par la communauté internationale comme étant le principal pourvoyeur africain de cannabis vers ses proches voisins, dont l’Algérie, et vers l’Europe.

Dans son rapport de 2016, le département d’Etat américain soulignait que le cannabis était pour le Maroc le vivier essentiel de son économie.

Selon un rapport du département d’État américain, le royaume chérifien est le premier producteur et exportateur mondial de cette drogue. C’est cette amère réalité que Messahel a évoquée avec regret, quitte à provoquer l’ire du makhzen marocain.

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