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Op-Ed

Terroriosme tunisien

Au lendemain de la célébration de la journée de la diplomatie algérienne, les déclarations du ministre de la Défense tunisien méritent une mise au point. En effet, tandis que le département de Ramtane Lamamra revendique la vocation de l’Algérie à exporter de la stabilité et de la paix, Ferhat Horchani aurait prononcé un discours où il aurait expliqué l’activité terroriste en son pays par le voisinage avec l’Algérie et la Libye.

Personne n’oserait prétendre qu’il n’y a pas de débordement frontalier dans ce genre d’entreprise criminelle transnationale par définition. Toutefois, les experts en la matière ne sauraient justifier la vulnérabilité tunisienne par la seule proximité territoriale de ses voisins et notamment du sol algérien.

Au contraire, pour ce qui concerne notre pays, il est évident que la zone tampon entre les deux territoires, dont le mont Chaâmbi infesté un temps de groupes terroristes, fait l’objet d’une traque permanente de la part des services de sécurité algériens sans cesse sollicités par les forces tunisiennes.

On se souvient aussi de la visite du chef de la Gendarmerie du pays du jasmin venu demander la coopération dans ce domaine particulier de la lutte antiterroriste. Il est aussi à parier que le renseignement fourni par Alger depuis des mois a pu éviter bien des tragédies au peuple frère de Tunisie.

Sans parler d’un soutien financier et logistique correspondant à l’amitié qui lie les deux pays qui ont toujours coexisté pacifiquement. Les allégations du patron de la défense tunisienne sont donc très mal inspirées. Au lieu de s’interroger sur l’origine de l’adhésion d’une frange de sa population juvénile aux thèses fondamentalistes de l’antichambre du terrorisme, le haut gradé tunisien a choisi de stigmatiser ses voisins.

Pourtant, les derniers attentats qui ont endeuillé des sites touristiques en Tunisie ont prouvé l’implication de nationaux dans l’action armée criminelle. Les services de sécurité du monde entier ont pu constater, par ailleurs, le nombre effarant de candidats au « jihad » en Syrie parmi la jeunesse qu’on croyait héritière des valeurs de l’époque Bourguiba.

C’est pourquoi, alors que les responsables algériens s’évertuent à rappeler que le terrorisme n’a pas de nationalité, il faudrait qu’on arrête de localiser le mal chez l’autre quand il s’agit de le combattre, sans état d’âme, chez soi.

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