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Monde

Tel Aviv publie un rapport de la honte

Tel Aviv publie un rapport de la honte

Suprême insulte à l’intelligence humaine et à l’opinion publique internationale. Tel Aviv est sans aucun doute un maître inégalé en matière de désinformation et d’intox.

En effet, un rapport gouvernemental israélien a conclu hier que son armée n’avait visé aucun civil ou cible civile lors de l’agression de juillet-août 2014 à Gaza qui a fait près de 2.200 morts parmi les Palestiniens, en majorité des civils selon l’ONU.

Ce rapport est rendu public peu avant la publication d’un autre celui de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU qui doit rendre ses conclusions en juin alors que les belligérants s’accusent mutuellement de « crimes de guerre », une accusation une nouvelle fois portée hier par Israël à l’encontre du Hamas au pouvoir à Gaza.

« La plupart des faits qui ont semblé à des parties extérieures relever d’attaques sans discernement contre des civils ou des cibles civiles étaient en fait des attaques légitimes contre des cibles militaires, sous des apparences civiles, relevant des opérations militaires des groupes terroristes », affirme ce rapport, alors que de nombreuses ONG et organisations internationales ont dénoncé à plusieurs reprises des attaques contre des civils, des enfants et des écoles, notamment de l’ONU.

Quant aux civils qui ont été touchés, Israël estime qu’il s’agit « des effets indirects malheureux, mais légaux, d’actions militaires légitimes dans des zones abritant des civils et leurs alentours ». Le vocabulaire aurait été tout autre si les victimes étaient Israéliennes ou tout simplement de confession juive.

Sinon, pourquoi Israël se donne le droit de qualifier les victimes palestiniennes d’« effets indirects malheureux mais légaux » ? Ces victimes sont-elles des chiffres, des numéros dont le décompte est malheureux mais néanmoins légal ?

A ce stade de la réflexion, Israël justifie une guerre injustifiable, se dédouane d’un massacre commis au su et au vu de la communauté internationale et se place à un niveau supérieur par rapport au reste de l’Humanité au nom de principes édictés par le seul Etat d’Apartheid au monde.

Au cours des 50 jours d’agression, l’armée n’a mené des attaques que contre des cibles constituant « avec une certitude raisonnable » des cibles militaires et « Israël n’a pas intentionnellement visé des civils ou des cibles civiles », poursuit le rapport. Quid des mosquées, écoles, hôpitaux et autres maisons détruites et rasées à même le sol ?

Le 8 juillet 2014, Israël avait lancé une agression aérienne, et terrestre un temps, contre la bande de Gaza, dans le but de faire cesser les tirs de roquette depuis le petit territoire sous blocus vers son territoire.

En 50 jours, près de 2.200 Palestiniens ont été tués, dont plus de 500 enfants selon l’ONU, tandis que 73 personnes ont péri côté israélien, dont 67 soldats. Le rapport de force étant inégal, les 67 soldats israéliens tués constituent un exploit pour la partie palestinienne qui a payé un lourd tribut en pertes civils.

Les Palestiniens ont eux aussi saisi la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant des « crimes de guerre » commis par l’armée israélienne à Gaza et la procureure a décidé en janvier un examen préliminaire des événements pour « déterminer s’il existe un fondement raisonnable » pour ouvrir une enquête.

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