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Nationale

Tebboune prêtera serment ce jeudi

Tebboune prêtera serment ce jeudi

Le président élu Abdelmadjid Tebboune prêtera serment ce jeudi matin. Conformément aux dispositions de la Constitution et après l’annonce, ce lundi, par le Conseil constitutionnel des résultats définitifs de l’élection présidentielle qui s’est déroulée le 12 décembre courant, il devrait entamer sa mission dès demain.

L’article 89 de la Constitution stipule que le président de la République élu « prête serment devant le peuple et en présence de toutes les hautes instances de la nation, dans la semaine qui suit son élection ». Il entre en fonction aussitôt après sa prestation de serment, selon le même article.

Après la prestation de serment, la première activité du président de la République consiste en la nomination du Premier ministre. Selon les dispositions de l’article 91 de la Constitution, cette nomination se fera « après consultation de la majorité parlementaire ».

L’article 93 de la loi fondamentale du pays dispose que le président de la République « nomme les membres du gouvernement après consultation du Premier ministre qui coordonne l’action du gouvernement ». Ce dernier « élabore son plan d’action et le présente au Conseil des ministres ».

Abdelmadjid Tebboune avait affirmé, lors de sa première sortie médiatique, que la constitution d’un nouveau gouvernement était une tâche « très difficile », assurant que le peuple algérien sera « surpris par la nomination de nouveaux jeunes ministres ».

Or, selon toute vraisemblance, Bedoui devrait déposer sa démission et celle de son exécutif Tebboune va sans doute l’accepter, mais il exigerait du Premier ministre de poursuivre pour quelques temps sa mission. Bedoui devra également, dans la foulée lui préparer des rapports circonstanciés, détaillés et complémentaires sur la situation générale du pays, des bilans sur tous les départements et les grands secteurs économiques, ainsi qu’une synthèse concise sur le fonctionnement actuel des grandes entreprises économiques du pays.

En attendant, le gouvernement de Bedoui continuera donc à gérer les affaires courantes, à expédier certains dossiers pour ne pas entraver le fonctionnement des institutions.

Toutefois, Tebboune sera soumis à une forte pression dès sa prise de fonction. Il devra lancer son premier chantier le plus délicat, celui de la formation de ce cabinet qui l’accompagnera dans les grandes réformes attendues. Ainsi, et afin de respecter l’esprit de la Constitution, Le Président sera tenu d’ouvrir une série de consultations tous azimuts avec des forces politiques et sociales. D’abord, avec les directions politiques des partis majoritaires, le FLN et le RND, qui ont déjà émis des signaux positifs et favorables, ensuite avec des partis ayant émergé lors des dernières élections, avant de contacter les autres acteurs issus des mouvances de l’opposition. Ces consultations risquent de durer en raison des divergences, des préalables, des conditions des uns et des autres. Il n’est pas certain que Tebboune aura toute la latitude et l’aisance politique pour former cet exécutif dont rêve son électorat et ses partisans.

Mais il faut dire que parmi les ministres de l’actuel gouvernement Bedoui, il existe des membres qui ont ses faveurs et certains possèdent une bonne opinion ou ont bonne presse. D’autres ont tenté, durant les neuf mois de leur activité, de construire une réputation de ministres baroudeurs, travailleurs acharnés et de fonctionnaires hors pair. Certes, ce gouvernement a été nommé par l’ancien régime déchu de Bouteflika et a pu survivre à toutes les péripéties pendant neuf mois, alors que la rue revendiquait ouvertement son départ et l’accusait d’être symbole du régime. Tebboune devrait sans doute garder quelques-uns de ces ministres, comme Zeghmati, garde des Sceaux et ministre de la Justice. Mais tout cela dépendra de l’issue des consultations et des contacts que le staff de Tebboune devrait entamer d’ici peu.

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