Tebboune au sommet des BRICS: "Les tensions dans le monde nous interpellent" – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Tebboune au sommet des BRICS: « Les tensions dans le monde nous interpellent »

Tebboune au sommet des BRICS: « Les tensions dans le monde nous interpellent »

Le quatorzième sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) s’est tenu jeudi et vendredi à Pékin auxquels se sont joints notamment, l’Algérie, l’Argentine, l’Indonésie, l’Iran, le Kazakhstan, Ouzbékistan, Egypte, Sénégal considérés comme de potentiels candidats à l’accession à ce rassemblement économique et politique.

Attendu en raison de la conjoncture internationale, marqué par des tensions extrêmes et de nouvelles menaces, ce forum prend de plus en plus de l’ampleur, avec taux et des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : 42% de la population mondiale et un quart du PIB mondial. Ces dernières années, les BRICS ont contribué à hauteur de 50% à la croissance économique mondiale.

A l’ordre du jour de ce forum, la coopération et l’ouverture économique pour lutter contre les crises, notamment alimentaire. Il est question également de débattre sur un thème d’actualité, à savoir comment favoriser un partenariat de haute qualité entre les BRICS et ouvrir une nouvelle ère pour le développement mondial.

Comme annoncé précédemment par le Jeune Indépendant dans notre édition du 21 juin dernier, invité à ce sommet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a prononcé une allocution par visioconférence, dans laquelle il a mis en exergue le rôle actif de l’Algérie dans la promotion des actions concertées en faveur du développement et de la prise en charge des défis internationaux qui s’imposent aux pays en voie développement.

Pour Tebboune qui a été le premier à s’exprimer dans ce sommet des BRICS+ , l’Algérie s’associe à toute action qui favorise la paix et la prospérité des peuples et surtout la défense des causes justes.

« Les tensions et les soubresauts qui secouent les relations internationales aujourd’hui nous interpellent tous, non seulement au vu du volume de la gouvernance mondiale, et des défis de l’heure qui se posent aux efforts visant à instaurer la paix, mettre fin aux conflits et impulser la roue du développement, mais aussi pour les dangers de la polarisation qui augurent d’un changement des rapports de force sur la scène internationale et présagent les contours du nouvel ordre mondial » a estimé le président de la République.

Pour le Président Tebboune, « nos expériences passées nous ont clairement montré que le déséquilibre enregistré sur la scène internationale et la marginalisation des pays émergents au sein des différentes instances mondiales de gouvernance, constituaient une source d’instabilité, de manque d’équité et d’absence de développement ».

« Ces tiraillements nous font rappeler et font remonter à la surface la thèse avancée par l’Algérie, il y a près de 50 ans, sur l’impératif de veiller à l’instauration d’un nouvel ordre économique où règneront parité et équité entre pays », a poursuivi M. Tebboune.

L’intervention de Tebboune

Par ailleurs, Tebboune, a évoqué les efforts visant à rétablir la sécurité et la stabilité dans le monde, précisant qu’il « est certain aujourd’hui que le sous-développement économique dont souffrent plusieurs pays émergents n’est pas seulement une question interne, mais tire plutôt ses racines d’un déséquilibre flagrant des structures des relations économiques internationales et de l’hégémonie qu’exerce un groupe de pays », a-t-il dit.

Et d’ajouter : »la rupture de ce cercle vicieux passe par l’esprit, les principes et les objectifs des résolutions importantes adoptées par la communauté internationale lors de l’Assemblée générale des Nations unies, en tête desquelles la résolution n 3201 portant Déclaration sur l’établissement d’un nouvel ordre économique international qui repose sur l’équité et l’égalité dans la souveraineté, ainsi que sur les intérêts mutuels et intégrés et la coopération entre tous les pays ».

Le Président Tebboune a rappelé, dans ce sens, que « l’Algérie, qui célèbre cette année le 60e anniversaire du recouvrement de son indépendance et de sa souveraineté nationales, confirme la poursuite de sa lutte pour faire primer ces principes importants et atteindre ses nobles objectifs vers l’instauration d’un nouvel ordre mondial incluant notre sécurité collective partant de la stabilité et de la prospérité de tout un chacun ».

« +Aucun d’entre nous n’est en sécurité tant que nous ne le sommes pas tous+, c’est la phrase que nous avons tous répétée afin d’utiliser nos expériences individuelles et collectives dans la lutte contre les différents défis de l’heure, dont les épidémies, les changements climatiques, le stress hydrique, la crise alimentaire et des menaces sécuritaires renouvelées. Par conséquent, nous sommes appelés aujourd’hui à cristalliser son contenu pour réaliser nos objectifs communs en matière de sécurité et de prospérité, à la faveur de la solidarité et de l’harmonie », a poursuivi le Président Tebboune.

L’affiche du sommet des BRICS

C’est à la demande du président chinois Xi Jinping que Tebboune a été invité à ce sommet, une sollicitation inédite pour un chef d’Etat algérien. La Chine souhaite que l’Algérie rejoigne les BRICS dans les toutes prochaines années.

Pékin considère que l’Algérie est un Etat pivot, un partenaire important, écouté et respecté et dont la diplomatie est connue pour son expérience dans le règlement des conflits et des contentieux internationaux.

L’Algérie est également perçue comme un exemple dans les efforts de développement économique et social et dans la protection sociale des populations. Pékin considère également comme un partenaire de poids sur le plan économique dans le continent africain et dont la croissance et les perspectives de développement montrent de signes très positifs.

Lors de ce sommet de deux jours, le président russe Vladimir Poutine a appelé les BRICS à coopérer face aux « actions égoïstes » des pays occidentaux, sur fond de sanctions sans précédent contre Moscou en raison du conflit ukrainien.

« Ce n’est qu’en se basant sur une coopération honnête et mutuellement avantageuse que l’on peut chercher des issues de la situation de crise frappant l’économie mondiale à cause des actions égoïstes et irréfléchies de certains pays », a déclaré M. Poutine, lors du sommet virtuel, en référence à l’effet sur l’économie mondiale qu’il prête aux sanctions plutôt qu’à son offensive contre l’Ukraine.

En ouverture du sommet, le président chinois Xi Jinping a dénoncé dans son discours les « sanctions unilatérales » prises par des pays selon lui avant tout soucieux de maintenir leur influence politique et leur puissance militaire. Pékin refuse de condamner l’invasion russe en Ukraine et critique les sanctions internationales prises contre Moscou.

Pour les experts, les pays des BRICS deviendront une force indispensable et importante pour la reprise économique mondiale post-COVID-19 et le véritable multilatéralisme. Depuis sa création, le mécanisme de coopération a étroitement lié son avenir à celui des marchés émergents et des pays en développement.

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